Revenir à la rubrique : L'Edito de Pierrot

?? [Pierrot Dupuy] Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » Jean-Luc Mélenchon se voyait en président de la République. Et il est vrai qu’à quelques pour cents près, il aurait pu devancer Marine Le Pen et se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Et là, face à Emmanuel […]

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 27 juin 2019 à 07H05

?? [Pierrot Dupuy] Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Jean-Luc Mélenchon se voyait en président de la République. Et il est vrai qu’à quelques pour cents près, il aurait pu devancer Marine Le Pen et se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Et là, face à Emmanuel Macron, Dieu seul sait ce qui aurait pu sortir des urnes.

Il n’en fut rien, mais fort de ce bon résultat, il s’est un moment imaginé en leader de l’opposition. Nouvel échec. C’est Marine Le Pen qui lui a ravi ce poste, malgré -ou peut-être à cause- des gesticulations souvent improductives du leader de La France insoumise et de ses lieutenants à l’Assemblée nationale.

Il faut dire qu’entre-temps, Jean-Luc Mélenchon a perdu de sa superbe, à la suite de ses maladresses, et on est gentil, lors des perquisitions de la police à son domicile et au siège de son mouvement. Tout le monde a encore en mémoire son « Mon corps est sacré », une sortie médiatique qui a marqué le début de sa descente aux enfers.

Depuis, La France insoumise se débat dans une crise interne qui a connu son paroxysme au lendemain des Européennes et de son score catastrophique de 6%, bien loin des presque 20% récoltés au 1er tour de la présidentielle.

Comble du culot : certains militants, et pas des moindres, en sont venus à réclamer le départ du Leader maximo.

Comment expliquer cette dégringolade ? Comme je l’ai dit, les Français ont sans doute eu peur du personnage qu’ils ont découvert lors des perquisitions, imbu de sa personne, méprisant vis-à-vis des policiers et des magistrats qui ne faisaient que leur métier. J’imagine qu’ils ont dû se demander en leur for intérieur ce que serait devenue la France s’ils avaient mis un tel coléreux à sa tête. Et craindre que notre pays ne bascule dans une dictature, à l’image de ce qui se passe actuellement au sein de La France insoumise.

Car, si Jean-Luc Mélenchon est fort pour réclamer la démocratie chez les autres, chez lui, c’est : « c’est moi le chef et je ne veux pas entendre une mouche voler dans les rangs ».

Les rares qui se sont risqués à l’ouvrir en ont vite pris pour leurs grades.

Rappelons quand même que, dans le programme de La France insoumise aux présidentielles, intitulé L’Avenir en commun, figurait en deuxième position le droit à la révocation des élus.

Je cite : « Face à la crise démocratique et au discrédit du système politique, nous proposons une solution novatrice et efficace : l’introduction dans la Constitution du droit de révoquer un élu. Ce droit consiste à pouvoir organiser un référendum pour mettre fin ou non au mandat d’un élu.

Faire du peuple le vrai détenteur de la souveraineté, c’est lui donner la possibilité de révoquer ses représentants, dans le cadre d’un référendum d’initiative populaire. Aucun élu ne doit être à l’abri de l’exigence de rendre des comptes. Il ne s’agit pas de «punir», mais bien d’instaurer un mécanisme de contrôle civique sur les décisions prises et de responsabilité des élus ».

Vous avez bien entendu : « aucun élu ». Aucun élu, sauf… Jean-Luc Mélenchon.

Confronté à une violente contestation au sein de son mouvement, Jean-Luc Mélenchon leur a répondu dimanche dernier : « « Je suis stupéfait de voir que c’est à moi qu’on demande de s’en aller », a-t-il déclaré, rappelant que « [son] rôle est consubstantiel au mouvement ». 

Un peu comme si le général de Gaulle avait refusé de se présenter aux élections et avait revendiqué le droit d’être élu à vie, au seul motif qu’il était le père de la Vème République.

Autrement dit, et pour résumer, Jean-Luc Mélenchon c’est : « faites ce que je dis, pas ce que je fais… Les règles, c’est bon pour les autres, pas pour moi ».

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Pierrot Dupuy – Quand le préfet s’emmêle les pinceaux concernant les nouvelles modalités d’entrée à Gillot

Le 11 juillet dernier, la préfecture publiait un communiqué intitulé : « Fin de l’état d’urgence sanitaire : Nouvelles modalités d’entrée à La Réunion et recommandations sanitaires », censé informer la population des dernières mesures mises en place pour voyager depuis la métropole ou Mayotte puisque ce sont pour le moment les seules destinations ouvertes, vers La Réunion.