Mobilisation à la Clinique Durieux : direction, salariés et praticiens suspendus à la décision de l'ARS

Les interrogations et l'inquiétude perdurent chez les salariés de la Clinique Durieux. La semaine dernière, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a pris un arrêté de suspension des activités de chirurgie et d'endoscopie après avoir constaté des manquements.
En savoir plus : “Incompréhension et stupéfaction” après la suspension des activités de chirugie à la Clinique Durieux
Une semaine après, alors que les documents viennent juste d'être envoyés, l'heure est à la mobilisation. “Nous demandons à ce que l'ARS revoit sa décision, nous donne la possibilité de reprendre nos activités, de prendre soin de nos patients”, indique Didier Morel, représentant du personnel pour la cellule de crise et brancardier de métier. “Si vraiment, il y avait des risques, on en parlerait”. Selon le représentant syndical, de nombreux patients sont en attente d'une intervention.
Des interventions que le réseau régional de santé peine à absorber, appuie Noémie Jaillant, chirurgienne et directrice de la cellule médicale de crise de la clinique Durieux. “1.300 patients doivent être opérés actuellement et sont renvoyés vers d'autres structures, mais la majeure partie reste sur le carreau”.
Une aide du Centre national de l'expertise hospitalière demandée
“En tant que médecin, nous savons que les règles administratives sont là pour faire en sorte que la clinique fonctionne bien et nous avons le devoir nous y conformer”, n'entend pas s'opposer la médecin à l'autorité de santé malgré une décision qu'elle qualifie de “disproportionnée”.
En savoir plus : Gestion des risques, tenues de bloc, hygiène des mains… La Clinique Durieux a 4 mois pour remédier aux manquements constatés
Afin de répondre aux exigences de l'ARS, le comité de lutte contre les maladies nosocomiales (CLIN), les programmes et les formations ont été mis en place, liste la chirurgienne. Et pour s'assurer d'une reprise prochaine des activités de chirurgie, la clinique a fait appel à des spécialistes, à des avocats, mais aussi au Centre national de l'expertise hospitalière qui propose notamment des formations pour répondre aux attentes de la Haute Autorité de Santé . “Ce n'est pas un combat contre l'ARS mais pour la clinique”, assure la chirurgienne.
Plus de 15.000 patients opérés chaque année à la Clinique Durieux qui dispose également d'un centre de dialyse lourd. Plus de 200 personnes sont employées sans compter les praticiens et intervenants indirects, rappellent les salariés.
La représentante des usagers s'est par ailleurs mobilisée pour défendre le maintien des activités de la Clinique Durieux. Geneviève Michel plaide en faveur d'”une clinique à dimension humaine et de proximité” au sein du bassin sud.


