Licenciement contesté chez Citroën : le CSE rend un avis défavorable

Réuni ce mardi à la tour Cadjee, le comité social et économique (CSE) de Citroën Réunion s’est prononcé contre le licenciement de deux salariés protégés visés par des procédures disciplinaires. La décision finale revient désormais à l’inspection du travail.
Le bras de fer se poursuit entre la direction de Citroën Réunion (CFAO) et les représentants du personnel. Après plusieurs jours de grève à la concession du Chaudron, le CSE a examiné ce 30 septembre le dossier de deux salariés protégés menacés de licenciement. Sur huit votes exprimés, sept se sont prononcés contre et un s’est abstenu.
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« Le CSE s’appuie sur les éléments présentés par un cabinet d’avocats mandaté par la direction, mais nous avons contesté leur version. On nous accuse d’être à l’origine de courriers anonymes, sans aucune preuve », explique Sully Albaret, chef d’équipe et représentant syndical CGTR. Pour lui, cette procédure traduit avant tout « une cabale contre le syndicat et les délégués ».
Les regards se tournent vers la direction du travail
Malgré cet avis défavorable, la direction peut poursuivre la procédure. Les dossiers doivent être transmis à l’inspection du travail.
Le syndicaliste relie directement ces sanctions aux alertes pour « danger grave et imminent » déposées ces derniers mois. « Nous avons dénoncé le stockage de batteries et d’airbags en plein soleil, ainsi que des risques liés aux huiles et aux sites de stockage. Ce sont de vrais problèmes de sécurité, et non des prétextes », insiste Sully Albaret.
De son côté, la direction de CFAO Motors Réunion justifiait son choix d’engager des procédures disciplinaires par « des comportements graves et contraires à ses valeurs » relevés au terme d’une enquête confiée à un cabinet externe. Elle rappellait que ces démarches s’effectuaient « dans le strict respect du Code du travail et des droits des salariés », avec pour objectif de préserver « l’intégrité et la sécurité » des 157 employés répartis sur cinq sites. La direction précisait en outre que ces procédures « n’ont en aucun cas été motivées par les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux et relayées par voie de presse ».
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Dans un nouveau communiqué, la direction précise : « Ces procédures sont conduites dans le strict respect du Code du travail et des droits des salariés. Cette après-midi, le CSE a été informé et consulté sur les motifs justifiant l’ouverture de la procédure disciplinaire visant un représentant du personnel. Ces situations ne sont jamais simples, ni pour les représentants du personnel, ni pour l’entreprise. Mais il est de notre devoir de préserver un cadre de travail de qualité et respectueux de chacun », a déclaré Christophe Morel, directeur général de CFAO Motors Réunion.
Les dossiers doivent désormais être transmis à l’inspection du travail, seule habilitée à autoriser ou non le licenciement de salariés protégés. La décision est attendue d’ici une quinzaine de jours.
En attendant, le piquet de grève installé devant la concession du Chaudron reste maintenu.


