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Conflit social à Citroën : la CGTR dénonce des procédures disciplinaires "orchestrées"

Ecrit par A.R et J.D. – le jeudi 25 septembre 2025 à 15H36

Une soixantaine de salariés de la concession Citroën de Saint-Denis, dans la zone industrielle du Chaudron, ont cessé le travail ce jeudi à l’appel de la CGTR CMR. Le mouvement s’inscrit dans un climat tendu marqué par l’ouverture de procédures disciplinaires contre un syndicaliste et un employé, susceptibles d’aboutir à des licenciements.

« Cela fait cinq jours que nous sommes convoqués devant le conseil de discipline pour un projet de licenciement. Ce matin encore, deux entretiens disciplinaires ont eu lieu à 9h et 10h30 », explique, Sully Albaret, l’un des salariés visés. Selon lui, « beaucoup de manœuvres orchestrées » ont entouré ces conseils. Le comité social et économique (CSE) doit se réunir ce vendredi à l’Hôtel Créolia pour rendre un avis, qui sera ensuite transmis à l’inspection du travail.

Des sanctions liées à une alerte « danger grave et imminent », selon le syndicat

Le syndicat estime que ces sanctions sont liées à l’alerte de « danger grave et imminent » déclenchée récemment, en raison notamment du stockage « en plein soleil » de batteries et d’airbags Takata, ce qui représenterait un risque pour les salariés comme pour l’environnement.

Depuis l’ouverture des procédures, un piquet de grève est en place devant le site. « Nous avons le soutien des camarades de la CGT de Port Réunion, d’IEG, de Bois Rouge et d’Albioma. Comme toujours, nous ne lâchons rien : cette solidarité nous oblige à ne pas laisser des entreprises faire subir du harcèlement aux salariés et encore moins à le reporter sur des représentants syndicaux », poursuit le salarié.

Ce dernier affirme avoir reçu une mise à pied de cinq jours, finalement portée à sept jours, sans rémunération. « Quand je suis arrivé en réunion, je n’avais même pas les motifs. Aucun document ne m’a été remis ou envoyé. On m’a simplement informé qu’il s’agissait d’un entretien préalable à licenciement, c’est ce qui est écrit sur le papier que m’a transmis un huissier », souligne l'autre salarié visé, Armand Chérimont.

Au-delà de ce cas individuel, la CGTR évoque un climat social « délétère » et rappelle qu’un audit réalisé en 2014 avait déjà relevé des situations présumées de harcèlement moral et sexuel, sans qu’aucune mesure n’ait été prise depuis. La direction de CFAO n'a pas souhaité s'exprimer sur ces procédures en cours.

(photo et vidéo : Alexandre Robert)

Etiquettes : CGTR | Grève | syndicat

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