Les grosses manœuvres de Stéphane Maillot et de l’UNEF pour garder la vice-présidence du CROUS

Dans une semaine, le 8 novembre prochain, les étudiants, ceux de l’Université mais également ceux des autres établissements supérieurs (IRTS, Ecole des Beaux Arts, Ecole de Sages femmes, lycées accueillant des classes préparatoires ou des BTS) voteront pour désigner leurs représentants au Conseil d’administration du CROUS.
L’UNEF, qui détient depuis de nombreuses années la majorité au sein du conseil d’administration du Crous, et la vice-présidence qui l’accompagne, entend la conserver par tous les moyens. Et depuis de nombreux jours, forte d’une expérience acquise sous les présidences de Mohamed Rochdi, on n’y échappe pas, et de complicités qui se sont tissées au fil des années avec des administratifs, l’UNEF est à la manœuvre pour peser sur les résultats à venir.
C’est ainsi qu’une certaine Samantha Pothin, vice-présidente étudiante UNEF au CROUS, a fait appel à un expert en communication. Cet expert est dans les meilleurs termes avec l’actuel directeur du CROUS, Jean-Paul Duprat, et ce qui ne gâte rien, c’est aussi une bonne connaissance d’Erwan Pollard, le responsable des affaires juridiques pour l’Académie, et qui suit en conséquence les affaires du Crous. Le nom de cet expert ? Stéphane Maillot évidemment !
Stéphane Maillot, dont je vous rappelle qu’il s’est retrouvé inscrit grâce à la validation des acquis, en Master Info-Com, au titre d’un supposé master dont il serait le détenteur, diplôme dont seul Bernard Idelson, le responsable du département d’Info-Com aurait vu la trace. Mais en attendant que Bernard Idelson retrouve ce diplôme, dont nous lui avons demandé copie, informons-le que s’il cherche après ce cher Stéphane Maillot, qui joue, cette année en master d’Info-Com, comme l’an dernier en Droit aux étudiants fantômes, c’est à la Commission électorale du Crous qu’il est sûr de le trouver.
Au départ Stéphane Maillot n’était pas membre de droit de cette Commission électorale, présidée par Erwan Pollard, au titre de représentant du directeur. Mais comme cette commission comptait deux sièges vacants, les membres UNEF, Samantha Pothin et un certain Helno Eyriey, ont proposé de les compléter, et ont avancé le nom de Stéphane Maillot.
A peine installé, Stéphane Maillot s’est posé en expert en Droit électoral. D’abord pour tenter d’imposer une nomination UNEF sur l’autre poste vacant afin de garder ainsi le total contrôle de la commission électorale. Mais cette exigence étant trop grosse, Stéphane Maillot a du rabattre ses exigences et a manœuvré pour écarter tout étudiant susceptible de lui tenir tête.
La deuxième démarche de Stéphane Maillot a été de s’activer pour faire annuler la liste de la FAGE, l’autre mouvement étudiant, opposé à l’UNEF, candidate aux élections. Récuser la liste de ses opposants afin de demeurer la seule liste candidate, c’est en effet moins compliqué que d’affronter une liste concurrente !
Allez savoir pourquoi, le Tribunal n’a pas donné suite à la demande de Maillot et de ses camarades…
La troisième démarche entreprise, semble à ce jour, avoir réussi. Maillot et ses camarades de l’UNEF ont obtenu de contrôler, comme sous les présidences de Mohamed Rochdi, les implantations des bureaux de vote. La manœuvre est simple : dans les endroits où l’UNEF sait être minoritaire, on ne met pas de bureau de vote, de façon à dissuader les étudiants de voter en les obligeant à se rendre dans des bureaux très éloignés de leurs lieux d’études.
C’est ainsi que ni l’IRTS à Saint-Benoit, ni l’Ecole des Beaux Arts au Port, ni l’IAE au centre-ville, pour ne prendre que ces exemples, ne bénéficieront de bureaux de vote. Une tactique éprouvée à chaque élection à l’Université, sous Mohamed Rochdi, pour garantir de bons résultats chez les étudiants, c'est-à-dire aider l’UNEF à triompher, et qui a toute sa place dans la longue histoire de la fraude électorale à la Réunion.
Après s’être auto-proclamé expert en communication, voici Stéphane Maillot promu expert en pratiques électorales…
Maintenant quelques questions :
- De quelles complicités l’étudiant fantôme Maillot, et l’UNEF, bénéficient-ils au sein de l’Université, de l’administration du Crous et du Rectorat ?
- De quels lourds secrets, sur les uns et les autres, ces messiers sont-ils détenteurs ?
- Qu’en pense Francis Fonderslick, le secrétaire général de l’Académie, sur qui il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire et à redire, supérieur hiérarchique en titre d’Erwan Pollard ? Lui, le secrétaire général, dont chacun sait au rectorat qu’il n’a plus à s’occuper très étroitement comme il a pu le faire par le passé du dossier du Canopée (l’ex CRDP) depuis ces derniers mois ? Lui qui est un ancien du CROUS ?
- Qu’en pense le Recteur Marimoutou ?


