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Les Chroniques de Tonton Jules - #159 : Mariage, cuisine, misère

Cette semaine, les enfants, j'ai vainement cherché quelque chose de rigolo à vous mettre sous la dent. Tiens, fume, c'est du  belge ! Cela va du grand ridicule au profondément tragique ; et encore, je ne vous parle même pas du Hamas, voyez comme je suis délicat.
Ecrit par Jules Bénard – le lundi 18 décembre 2023 à 16H21

Un mariage à 54 millions de dollars !!!

Nous qui pensions avoir assisté au sommet du crétino-stupido-couyono-débilus avec les Egyptiens qui auraient disposé de l'électricité quatre mille ans avant J.-C. Ou les mille paires de pompes de la Kardachieuse. Nous sommes des enfants de choeur. Un couple de jeunes yankees, bourré de pépites à en déféquer, n'a trouvé rien de mieux que de se payer une lune de miel à 54 millions de dollars à Paris. Ouvertement, en rigolant, en convoquant la presse à leur plongée aux tréfonds des abîmes de la connerie. Tant mieux pour les taxis, restaurateurs et hôteliers. Tant pis pour les milliers de SDF dormant sous des cartons. J'ai dû rêver en croyant qu'il y avait des dizaines de millions d'enfants au ventre gonflé par la vermine par-delà le vaste monde.

Aux dernières nouvelles, il paraît que ce couple est farouche adepte de Troudkisos... déesse gauloise de la stupidité crasse. Et un sanglier, un !

De plus en plus de SDF à La Réunion

A propos de SDF... il paraît qu'il y en a de plus en plus chez nous. Je m'en persuade volontiers. D'abord, on les « voit ». Ils étaient bien plus discrets autrefois ; comme s'ils avaient eu honte de leur condition d'exclus. Comme si la misère était une maladie honteuse, une manière de Sida social. Aujourd'hui, poussés par une audace venue d'on-ne-sait-où, ils se pressent aux abords des grandes surfaces. Quand ils n'errent pas rue de Grand-Chemin la main en coupelle, sous les regards indifférents, voire hostiles des clients empressés vers les magasins de jouets ou de bonne bouffe de réveillon. Le pire est dans les marchés forains où ils sont réduits à ramasser les bananes pourries ou les queues de poissons. Qui a décidé de fermer la soupe populaire du père Grienenberger et son foyer Saint-Jacques ?

Heureusement qu'il reste encore quelques bonnes âmes conservant précieusement quelques pièces au cas où... Et ce « cas où » est courant. Saluons quand même nos frères zarabs chez qui le devoir de charité reste une valeur sûre. Le vieux Grouesse s'en retourne dans sa dernière demeure.

« Cuisine ouverte » : quelle guigne !

Cette émission culinaire de France Télévision fait paraît-il un tabac. Tant mieux pour le jeune chef qui a l'air d'une sympathie débordante parce que si sa sympathie déborde, ses assiettes, elles, pleurent de faim. Un temps infini pour concocter une recette qui est plaisante mais baigne dans la sobriété voire l'avarice : à peine une cuillerée à tortorer mais des décorations à n'en plus finir. Bref, des assiettes où le beau a supplanté le bon. S'il veut faire du beau, qu'il fasse de la peinture. Pas de la cuisine !

L'Expo universelle 2034 en Arabie saoudite

Après la COP 28 au Qatar, voici pointer l'Expo universelle en Arabie saoudite. Et bientôt : le Salon mondial des droits de l'Homme à Moscou. Le Salon mondial de l'écologie au Brésil. Le Salon mondial du tourisme à Pyongyang. Le Salon mondial de l'agriculture dans le Delta du Niger. Le reste à votre bon vouloir...

Interdit de fumer au Jardin de l'État !

Qu'on interdise le tabagisme dans les écoles ou à leurs abords, d'accord. Plus généralement, que ce soit prohibé dans les lieux couverts, d'accord toujours. Voilà-t'y-pas que dans ses délires législatifs, ne sachant plus ou donner de la tête, notre cher gouvernement interdit (dès le 1er janvier) de fumer dans les parcs et jardins. Là où justement les fumeurs ne gênent personne. Au fou !

COP 28 : l'arrêt de mort de la planète !

Le « compromis miracle » de la COP 28 est la plus belle fumisterie du siècle. Et, pour faire bonne mesure, le coup d'envoi de la sixième extinction de masse du monde vivant. Les pays se laissent libre court pour décider des mesures qu'ils décideront souverainement d'adopter en vue de sortir des énergies fossiles. Tout ça pour faire plaisir aux pays du Golfe, organisateurs de la manifestation et peu enclins à se passer des fabuleux revenus du pétrole, du gaz, du charbon. Comment voulez-vous obliger la Mongolie d'arrêter la production de ce charbon qui leur est payé au prix du platine par la Chine ? Les pays sont donc laissés libres de... ne rien faire.

Or, ce n'est ni dans vingt ans, pas même dans dix ans, et même pas dans cinq ans qu'il faut en finir avec les énergies fossiles. C'est aujourd'hui, maintenant, ce matin.

Nous sommes donc en sursis mais pour combien de temps ?

Etiquettes : CR | Jules Bénard

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