L'embauche de 20 contractuels éclipse le vote du budget du Département

Le budget de 1,466 milliards d'euros a été voté sans encombre au cours de l'assemblée plénière commencée avec un léger retard ce matin. Sans surprise, la validation du budget de l'exercice 2011 ne s'est pas éternisée. Si l'on exclut la lecture et l'examen des motions en début de séance, l'adoption du budget n'a ainsi occupé les élus que pendant une heure tout juste. Puis, très vite, le plat principal de la journée s'est déporté sur l'embauche de 20 contractuels voulue par la majorité.
Malgré le fait que ces embauches soient un "objectif louable", comme l'ont expliqué Cyrille Hamilcaro et Teddy Soret, de l'opposition, l'intégration de ces 20 contractuels pose problème.
"Vous faites barrage à ceux qui ont obtenu le concours"
Pour Cyril Melchior, "ce malaise s'inscrit dans le malaise de l'emploi à la Réunion. Cette solution d'intégration va créer une inégalité. Vous ne pouvez pas ouvrir des postes de contractuels alors qu'il y a des jeunes qui ont réussi le concours et qui attendent d'être intégrés", a-t-il invectivé.
Cyrille Hamilcaro a lui évoqué des risques de contentieux sur la contractualisation de ces attachés territoriaux
Ibrahim Dindar, défendant les intérêts de la majorité est resté ferme à l'issue de son long monologue très critique vis-à-vis de l'opposition. "On ne ment pas", s'est-il élancé. "Il y aura 20 contractuels bénéficiant d'une aide du Conseil général et qui pourront suivre les cours du CNFPT et il y aura 10 autres postes ouverts pour ceux qui sont sur liste d'aptitude. L'esprit de cette mesure, c'est de contractualiser, c'est un petit signal d'espoir. Si vous estimez qu'il ne faut pas le faire, alors c'est quand même dommage que lorsque l'on essaye d'avancer un pion ou d'allumer une bougie, la bougie de l'espoir, vous ne soyez là qu'à critiquer". Une intervention qu'a consolidé Michel Dennemont (6ème Vice-Président) qui a rappelé que le Département était parmi la collectivité qui recrutait le plus d'agents ayant réussi les concours de la fonction publique territoriale.
L'opposition décide de quitter la séance
Alors que l'intervention du leader de la droite sociale se termine à peine, l'opposition demande un droit de réponse. Droit de réponse qui n'est pas accordé dans l'immédiat par la présidente, ce qui alimente la colère de Cyrille Hamilcaro, Cyril Melchior, Teddy Soret et Stéphane Fouassin en tête. Tous, avec les autres membres de l'opposition, préfèrent alors quitter la séance dans la confusion.
Pendant ce temps, la séance et le vote des derniers rapports se sont terminés sans leur présence. Mais pas sans une dernière remarque de Nassimah Dindar : "on est dans le cinéma politique", a-t-elle lancée. Une confusion qui pourrait presque faire oublier le principal sujet du jour, l'approbation du dernier budget au palais de la Source de sa présidente.



