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Le variant "Omicron" classé comme "préoccupant" par l'OMS

Baptisé "Omicron" par l'OMS, le nouveau variant du SARS-CoV-2, B.1.1.529 est jugé "préocuppant". Pour autant, l'OMS considère qu'il faudra "plusieurs semaines" pour connaître sa virulence et sa transmissibilité réelle.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 27 novembre 2021 à 10H28

L'inquiétude grandit autour du nouveau variant B.1.1.529. Potentiellement plus contagieux et aux nombreuses mutations, la détection de ce nouveau variant a été annoncée ce jeudi en Afrique du Sud.  "Nous pouvons voir qu'il a un potentiel de propagation très rapide", a déclaré le virologue Tulio de Oliveira, de l'institut de recherche Krisp, adossé à l'université du Kwazulu-Natal, lors d'une conférence de presse en ligne. "Certaines mutations sur le profil génétique de ce variant peuvent toucher la protéine Spike qui est la clé d'entrée du virus dans l'organisme", a précisé, Olivier Véran, le ministre de la Santé français, interrogé à Brest à ce sujet. 

Des cas porteurs de ce variant ont été détectés à Hongkong, au Botswana, en Belgique et Afrique-du-sud. Les autorités de plusieurs pays dont la France suspendent tous les vols en provenance de l'Afrique australe.

Pays le plus touché par le variant B.1.1.529., l'Afrique du Sud a vu son nombre de contaminations au Covid-19 grimper à une vitesse fulgurante. Avec moins de 300 cas par jour fin octobre, le nombre de cas est passé à près de 2500, le 25 novembre.  Une soixantaine de cas du nouveau variant ont été découverts, après séquençage. Ils sont situés dans une même région.  

Beaucoup d'incertitudes

Pour sa part, l'OMS appelle à la prudence, considérant qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions hâtives, comme l'interdiction de vols en provenance de l'Afrique australe. Néanmoins, le variant baptisé "Omicron" est considéré comme "préocuppant" par l'organisme. Le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier a déclaré qu'il faudra attendre plusieurs semaines pour connaître la virulence et la transmissibilité de ce nouveau variant.  "L’OMS recommande aux pays de continuer à appliquer une approche scientifique et fondée sur les risques (…). A ce stade, encore une fois, la mise en œuvre de mesures de restrictions aux voyages est déconseillée.", détaille le porte-parole dans Le Monde . 

Les inquiétudes reposent sur le nombre de mutations. Le temps moyen de ses autres congénères est de deux mutations par mois. Dans la spicule, partie principale du virus et avec laquelle, il affecte son hôte, compte une trentaine de mutations. Une vingtaine ont également été identifiées dans d'autres parties.  

Par le passé, des variants avec des mutations inquiétantes comme le "variant breton" ou le variant d'intérêt "Mu" ont vite disparu.  "Il n’est pas impossible qu’on ait affaire à un « surfeur » épidémique, qui profite localement de vaguelettes de propagation favorables, mais qui ne parvienne pas à augmenter sa fréquence", indique un article paru dans Le Monde et co-écrit par David Larousserie  et Catherine Mary. 

Pour l'heure, il est trop tôt pour se prononcer sur la dangerosité du nouveau variant. 

 

 

 

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