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« L’arrivée du choléra à Mayotte entrainerait la défiance irrémédiable de l’opinion locale »

Le député mahorais Mansour Kamardine exprime son inquiétude au sujet de l'épidémie de choléra aux Comores et assure que Mayotte est aujourd'hui "menacée directement".

Ecrit par N.P. – le jeudi 22 février 2024 à 20H31

Communiqué

Plongée dans le chaos social de l’insécurité et de l’immigration depuis de longues années avec une amplification depuis plusieurs mois, Mayotte vit une descente vertigineusement dans l’abîme que dénonce un mouvement social légitime qui se manifeste dans la rue, depuis plusieurs semaines, pour réclamer de la sécurité et la maîtrise des flux migratoires.

Malgré les engagements récents du gouvernement qui répond à des propositions portées depuis bien des années par l’ensemble des Mahorais, le chaos gagne chaque jour un peu plus du terrain : affrontements quotidiens, violences subies dans l’espace public à l’instar des incendies qui ont frappé la nuit dernière le village de Combani dans la commune de Tsingoni, fermetures de collèges et de lycées, coupeurs de routes.

S’ajoute que l’île est aujourd’hui menacée directement par la crise sanitaire du choléra qui sévit aux Comores et dont le risque d’importation est réel compte-tenu de l’arrivée quotidienne de kwassas transportant des clandestins.

En réaction aux annonces gouvernementales, en bons paysans, les Mahorais ont demandé à voir. Et ils ont vu ! Jamais l’activité des kwassas n’a été aussi vive que depuis le passage du ministre. À cette activité de transports de clandestins s’ajoute le risque sanitaire lié à l’épidémie du choléra auquel le département n’est pas préparé compte-tenu des 54% d’habitats insalubres que compte le territoire (30% sans eau courante, 40% en tôle, 54% sans sanitaire).

En outre, les Mahorais sont toujours en attende de la mise en place du « mur de fer » promis et du lancement de l’opération Wuanbushu 2 annoncée.

Aussi, j’alerte sur le fait que l’arrivée du choléra viendrait signer irrémédiablement la défiance de la société civile mahoraise qui est dans la rue dans un bras de fer avec le gouvernement. Ce n’est pas le départ de 300 migrants africains vers la métropole le week-end prochain qui changera la donne, compte tenu de la submersion migratoire qui a conduit à ce que les Français de Mayotte ne représentent plus que 30% de la population alors qu’ils représentaient 90% de celle-ci il y a 30 ans.

Pour ces raisons, je demande au gouvernement de joindre ses actes à ses déclarations en dressant sans tarder le mur de fer promis et dont la mise en place ne nécessite aucune intervention du législateur, car relevant exclusivement de la volonté du gouvernement. /

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