Mayotte : des collectifs réclament l’exclusion de Dominique Voynet du comité de suivi de la loi de refondation

Des collectifs citoyens mahorais dénoncent le maintien de Dominique Voynet au sein du comité de suivi de la loi de refondation de Mayotte. Ils estiment cette présence incompatible avec les enjeux du territoire et menacent de mobilisations si aucune réponse n’est apportée.
Le maintien de Dominique Voynet au comité de suivi de la loi de refondation de Mayotte suscite une vive contestation locale. Plusieurs collectifs et organisations se disant représentatifs des citoyens mahorais ont rendu public un communiqué exprimant leur « profonde indignation » face à cette décision, jugée incompréhensible et inacceptable pour une large partie de la population.
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Les signataires reprochent à l’ancienne ministre et parlementaire ses positions passées sur Mayotte, ainsi que certaines décisions prises lorsqu’elle dirigeait l’Agence régionale de santé du territoire. Selon eux, ces choix ont durablement affecté le système de santé local et heurté les habitants comme les professionnels en poste. Dans ce contexte, ils estiment que sa présence au sein d’un organe chargé de suivre, évaluer et accompagner une loi censée répondre aux urgences sociales, sanitaires, sécuritaires et économiques de l’île est incompatible avec la mission confiée.
Les collectifs soulignent que la réussite de la loi de refondation repose sur un climat de confiance, de respect et d’écoute entre l’État et la population. Or, le maintien de Dominique Voynet est perçu comme un symbole de mépris à l’égard des Mahorais, de leur identité et de leur représentation démocratique. Ils réclament soit sa démission immédiate, soit son exclusion du comité, ainsi que la désignation d’un autre parlementaire jugé respectueux de l’histoire et des choix du peuple de Mayotte.
À défaut de réponse claire et satisfaisante des autorités, les organisations préviennent qu’elles pourraient appeler à une mobilisation populaire, avec des rassemblements et des manifestations, afin de faire entendre la voix d’un territoire qui se dit trop longtemps marginalisé. Elles assurent rester déterminées à poursuivre leur action tant que, selon leurs termes, justice, écoute et dignité ne seront pas au rendez-vous.


