Mayotte : un cas de choléra importé de Tanzanie
L'Agence régionale de Santé de Mayotte fait le point sur l'identification d'un cas de choléra...
L'Agence régionale de Santé de Mayotte fait le point sur l'identification d'un cas de choléra...
Les autorités sanitaires ont officiellement déclaré la fin de l'épidémie de choléra qui frappe l'île aux parfums depuis mars dernier. Au total, sept décès et 221 cas ont été dénombrés par l'ARS mahoraise.
L'ARS de l'île aux parfums présente son dernier bilan concernant ses opérations de vaccination contre le choléra. La maladie a tué cinq personnes depuis mars, et joué un rôle important dans deux autres décès.
L'ARS a publié hier un bilan de l'épidémie de choléra qui frappe l'île aux parfums. Depuis mars, Mayotte est durement frappée suite à une importation de cas depuis les Comores, où la maladie fait des ravages.
Samedi 25 mai dans la soirée, une femme de 62 ans est décédée à son domicile sur les hauteurs du quartier de Cavani, à Mamoudzou.
L'Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte dément les informations selon lesquelles un lot d'eaux embouteillées défectueux serait à l'origine d'un décès lié au choléra.
Dans un communiqué, la présidence de l'Union des Comores résume la teneur d'un entretien téléphonique entre les présidents Azali Assoumani et Emmanuel Macron. Selon la version officielle, nulle allusion n'aurait été faite à l'opération Wuambushu 2, qui vise les ressortissants comoriens en situation irrégulière à Mayotte. Ce serait l'immigration en provenance de l'Afrique des Grands lacs et ses conséquences, en premier lieu l'épidémie de choléra, qui seraient au centre des préoccupations d'Emmanuel Macron.
La maladie continue de faire des ravages dans l’archipel. Le dernier bilan des autorités fait état de 109 décès en trois mois. Plus de 5000 cas ont été recensés, avec Anjouan comme épicentre.
Dominique Voynet, qui fut ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin et directrice de l’Agence régionale de santé de Mayotte de 2019 à 2021, appelle l’État à accélérer les travaux d’assainissement des eaux usées sur l’île pour freiner le risque de propagation du choléra. Et elle n’hésite pas à pointer du doigt la responsabilité des élus locaux, accusés d’immobilisme.
Alors que le ministre délégué à la Santé Frédéric Valletoux, en visite à Mayotte, a tenté de minimiser la situation sanitaire en évoquant « une poussé de choléra », certains personnels hospitaliers déplorent le peu de moyens mis en place par l'ARS pour contrôler le développement de l'épidémie en dehors de Koungou. La responsable locale de Médecins du monde a pour sa part dénoncé ce vendredi les arrestations de migrants aux abords des centres de santé, qui les dissuadent de se faire soigner.