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"La Réunion a plutôt besoin d'un pacte d'impulsion économique et social que d'une instabilité institutionnelle"

Nathalie Bassire est ressortie globalement "satisfaite" de la rencontre de ce mercredi soir entre la présidence de la République, les parlementaires ultramarins et les représentants des grandes collectivités locales. "Une réunion durant laquelle une nouvelle méthode de travail a été actée entre l'État et les élus ultramarins, avec une meilleure prise en compte de nos spécificités", assure la députée de la 3e circonscription.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le jeudi 8 septembre 2022 à 14H21

Comme confirmé par la parlementaire sudiste, la question du changement du statut institutionnel de La Réunion a bien été abordée lors de cette rencontre "mais juste évoquée", tient-elle à préciser, "sans s'y attarder".

Contrairement à la quasi-totalité des députés réunionnais, Nathalie Bassire se positionne pour le maintien de l'amendement Virapoullé dans la Constitution. Elle s'en explique : "La Réunion a plutôt besoin d'un pacte d'impulsion économique et social que d'une instabilité institutionnelle", lance-t-elle sans détour.

"Le statut que nous avons a permis à La Réunion de bénéficier d'avancées au niveau des infrastructures ou différents projets de développement comme dans le domaine des énergies renouvelables", tient-elle à rappeler, ajoutant qu'au même titre que pour La Réunion, "des freins institutionnels existent aussi pour des régions situées dans l'Hexagone" en raison de textes de loi nationaux ou européens.

Et au cas où cette question de la remise en cause de l'amendement Virapoullé revenait sur la table, Nathalie Bassire a rappelé à Emmanuel Macron que "trois élus" ne pouvaient à eux seuls décider du sort de La Réunion. "Seul un référendum peut permettre à la population réunionnaise de s'exprimer sur la question du statut".

Pour Nathalie Bassire, supprimer l'amendement Virapoullé ne servirait à rien "alors qu'il va dans le sens de notre construction". "J'ai dit au président Macron que je travaillais dans l'intérêt de La Réunion et que je ne choisirais pas ce qui allait créer de l'instabilité. Il faut bien sûr que les lois soient adaptées à nos contextes et environnements locaux. Mais on ne peut pas réclamer l'égalité réelle et demander en même temps une différenciation. À nous (NDLR : les députés réunionnais) également d'être plus clairs", conclut-elle.

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