La gifle à Nassimah...

Pendant que Nassimah Dindar tenait cet après-midi une conférence de presse à l'intérieur de la Villa du Département, dont chaque accès était protégé par une demi-douzaine de vigiles renforcés de policiers, les ex-salariés de l'ARAST bloquaient la rue Sainte-Anne, au niveau de l'école de l'Immaculée.
Ils souhaitaient entrer dans l'enceinte de la Villa pour assister eux aussi à la conférence de presse, mais les vigiles veillaient.
Un policier des Renseignements généraux a fait savoir à Nassimah Dindar qu'une délégation souhaitait être reçue. La Présidente du Département semblait être d'accord pour les recevoir à la Villa, mais son entourage l'a convaincue qu'il fallait à tout prix éviter que les manifestants ne pénètrent à l'intérieur et qu'il valait mieux qu'elle aille à leur rencontre, dans la rue, mais à l'extérieur de la Villa.
Un message a donc été transmis en ce sens, ce qui a immédiatement entrainé la colère des manifestants qui ont estimé qu'on leur manquait de respect, que ce n'était pas des façons que de venir discuter dans la rue. Certains ont alors suggéré, dans cette hypothèse, que la discussion se déroule dans la rue de Paris -ce qui signifiait un blocage de cette route à une heure de grande affluence- ou dans la rue de Nice.... Comprenne qui pourra, ou voudra...
Toute plaisanterie mise à part, l'atmosphère oscillait entre des moments de vive tension, en alternance avec des moments de rigolade.
Quand Nassimah Dindar est apparue dans l'allée entourée des conseillers généraux de sa majorité et précédée par les caméras des journalistes, ça n'a été qu'un cri unanime : "Allons barré, allons monté à l'hémicycle. Si elle i veut coze ek nou, elle na qu'à venir au conseil général. Nous coze pas dans la rue".
Et on a alors assisté à cette scène surréaliste d'une Nassimah Dindar entourée de son groupe de l'autre côté du portail, face à un unique syndicaliste trop heureux de monopoliser la parole, tandis que tous les autres manifestants lui tournaient le dos...
Comprenant alors l'impact du désaveu et de la gifle publique qu'elle venait de recevoir, Nassimah n'a pas hésité à proférer un énième mensonge en affirmant qu'il n'avait jamais été question qu'elle négocie dans la rue et qu'il était prévu qu'elle reçoive les manifestants à l'intérieur de la Villa. Ce qui est totalement faux, qui est à l'opposé de ce qu'elle a elle même fait annoncer, et surtout qui est en opposition avec le fait qu'elle se soit déplacée entourée de ses vigiles, de ses élus et des journalistes pour les rencontrer dans la rue. Sinon, elle aurait demandé à ce qu'une délégation entre, comme ça se fait d'habitude, et elle les aurait attendus à l'intérieur de la Villa.
Mais on n'en est pas à un mensonge près, dans ce dossier...


