Justice restaurative : Rencontres entre victimes et auteurs et, au bout du chemin, parfois, la réparation...

Il serait temps puisque depuis la circulaire d'août 2014, la mise en œuvre d’une mesure de justice restaurative est un droit pour les auteurs, mineurs et majeurs, comme pour les victimes d'infractions pénales (crime, délit, contravention) et ce, à tous les stades de la procédure.
- Les rencontres directes entre l'auteur et la victime d'une même affaire dans le cadre d'une médiation dite restaurative ou de réparation ou d'une conférence restaurative qui inclut des proches ou des personnes de confiance de l’auteur et de la victime qui participent à la rencontre ou d'un cercle restauratif au cours duquel des mis en cause et des victimes peuvent échanger alors que les poursuites pénales ne sont pas possibles (en cas de prescription par exemple)
- Les rencontres indirectes entre auteurs et victimes qui ne sont pas concernés par la même affaire et qui ne se connaissent pas. Elles peuvent se dérouler au sein de la prison (rencontre détenus/victimes) ou en dehors (rencontres condamnés/victimes)
- Les cercles de soutien qui s'adressent uniquement aux auteurs sortant de détention à travers le cercle de soutien et de responsabilité (CSR) qui concerne les personnes condamnées pour des infractions à caractère sexuel et présentant un risque élevé de récidive et évoluant dans un grand isolement social. Mais également le cercle d’accompagnement et de ressources (CAR) qui s'adresse aux personnes qui ont commis des infractions d’une autre nature que sexuelle et qui sont accompagnées vers la reconquête de leur autonomie personnelle et sociale.
Les mesures de justice restaurative peuvent être proposées aux victimes et auteurs par les autorités judiciaires, le service pénitentiaire d’insertion et de probation, la protection judiciaire de la jeunesse, les associations d’aide aux victimes ou toute association socio-judiciaire habilitée par la cour d’appel, les avocats, les services de police et de gendarmerie. Les victimes, les auteurs et leurs proches peuvent eux aussi demander la mise en place d’une mesure auprès de ces mêmes acteurs.
Précisons qu'une mesure de justice restaurative n'est envisageable que si l’auteur a reconnu les faits constitutifs de l’infraction, son implication et sa responsabilité. Le succès d'une mesure de justice restaurative n'a pas de conséquence sur la décision judiciaire. C'est une démarche volontaire, confidentielle et personnelle qui n'a pas d'influence sur la procédure judiciaire (pas de remise de peine par exemple).
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