Jacquet Hoarau élu à la tête de la CASUD

Le Conseil communautaire, présidé par le doyen des élus Christian Landry, élu de Saint-Joseph, a fait son choix. Condamné à cinq ans d’inéligibilité dans l'affaire de la SPL Sudec, André Thien Ah Koon, a été forcé de quitter son poste de maire ce lundi déjà.
Jacquet Hoarau, fidèle bras droit d'André Thien Ah Koon, a été élu à la présidence de l'intercommunalité avec 28 voix pour, 19 blancs et un nul. L'objectif de poursuivre avec une présidence tamponnaise a ainsi été atteint par les élus de la majorité de la CASUD. Jacquet Hoarau, “connaisseur des dossiers”, est vu comme celui qui pourrait apaiser les tensions et faire avancer les dossiers. Le seul candidat à s'être présenté entend remplir ses fonctions avec "humilité et responsabilité", assure Jacquet Hoarau qui a tenu à "rendre hommage l'action permanente et l'engagement pour la population" de son prédécesseur durant 50 ans. Les 20 mois qu'il reste à cette présidence seront placés "sous le signe de la poursuite du travail engagé et la collaboration volontariste dans un climat apaisé", déclare-t-il.
La dernière élection au sein de la collectivité sudiste avait en effet déclenché une profonde crise entre le maire du Tampon, élu au bénéfice de l'âge, et son challenger Patrick Lebreton. Ce dernier, Nathalie Bassire et Olivier Rivière avaient ainsi formé un recours administratif. Une requête finalement rejetée par le tribunal administratif. Depuis, le maire de Saint-Philippe était rentré dans les rangs. "L'ancien président a mis la barre extrêmement haut", souligne Olivier Rivière qui "ne doute cependant pas des compétences de Jacquet Hoarau".
Patrick Lebreton, pris sur d'autres engagements, n'a pas fait le déplacement pour ces élections. Le maire de Saint-Joseph avait rencontré le candidat Jacquet Hoarau peu avant. C'est donc son représentant Henri-Claude Huet qui a pris la parole pour féliciter le nouveau président. "Nous avons entendu les vœux d'apaisement. Nous nous sommes rencontrés avant pour fixer les objectifs. Nous nous inscrivons dans cette volonté d'apaisement. Je souhaite la meilleure réussite possible. Nous serons à vos côtés", poursuit affable l'élu de Saint-Joseph.
Un apaisement de courte durée
Les mots d'encouragement d'Henri-Claude Huet laissent dubitatifs. "Nous avons préféré renoncer aux vice-présidences. Nous sommes sur les projets qui vont faire avancer Saint-Joseph", précise l'élu. Il cite ainsi le projet de réseaux d'adduction d'eau potable en stand-by depuis 5 ans pour les habitants de l'est de Saint-Joseph, la reprise communale de la ZAE les Terass pour laquelle de nombreux recours ont été déposés ou encore le raccordement à la STEP. Pour la gouvernance, Henri Claude Huet avoue qu'il est trop tard. En revanche, l'apaisement n'est possible que si les élus de l'opposition municipale de Saint-Joseph sont écartés des vice-présidences. Ils n'ont pas été entendus. Les candidatures des opposants municipaux de la ville du Sud Sauvage, Jeannot Lebon et Alin Guézello, ont été acceptées. Ils deviendront 9e et 10e vice-présidents.
Pour Henri-Claude Huet, c'est un "déni de démocratie". "Si les gens nous ont élus, ce n'est pas pour faire un mangé-cochon", déplore-t-il.


