Inscription de l’IVG dans la Constitution : François Bayrou s’y oppose

Vendredi dernier, la Cour suprême des États-Unis a annulé le droit à l’avortement fédéral. Une décision qui a déclenché une levée de boucliers autant au pays de l’Oncle Sam que dans celui de Molière. Hier, la députée Aurore Bergé a donc déposé une proposition de loi pour inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.
Une proposition qui a trouvé un fort soutien tant chez la Première ministre, que dans l’opposition avec la Nupes et le Rassemblement national. Une loi fédératrice qui permet à la majorité de montrer sa capacité à travailler avec les autres forces politiques. Malheureusement pour les femmes et le président, c’est à l’intérieur de son propre camp que s’est fait entendre la première voix discordante.
Invité sur BFMTV ce dimanche, François Bayrou a fait part de son opposition à ce projet de loi. Le président du MoDem a expliqué qu’il n’était pas favorable au fait que les décisions prises outre-Atlantique aient un impact en France. "C'est surprenant que ce qui se passe aux États-Unis entraîne des réactions effervescentes dans la vie politique française. Je ne suis pas pour qu'on décalque la vie politique sur celle des États-Unis", s’est justifié le maire de Pau.
François Bayrou veut ainsi rappeler que malgré la présence du groupe MoDem en sein de la majorité présidentielle, il garde certaines spécificités, voire une certaine distance. Il a ensuite exprimé une autre discordance avec le gouvernement en critiquant une proposition de Pap NDiaye, le ministre de l’Éducation nationale, pour permettre aux chefs d’établissements de recruter eux-mêmes les enseignants. Une réforme voulue par Emmanuel Macron lui-même.


