Europe Ecologie-Les Verts: Leurs chances d'entrer au Département...

L'hémicycle du Département se parera-t-il enfin de couleurs vertes ? Si l'obtention de sièges paraît difficile devant le traditionnel report des voix au second tour qui donne comme souvent une avance décisive aux partis dits traditionnels que sont l'UMP, le PCR et le PS, les écologistes peuvent venir avantageusement jeter le trouble et imposer des rapports de force au soir du premier tour.
Une chose est sûre : l'élection cantonale est taillée pour le parti écologique qui peut, de cette manière, lancer s'aguerrir de jeunes pousses, histoire de préparer le terrain pour les prochaines élections locales de 2014 (municipales et territoriales).
Des Régionales ratées
Les années se suivent et ne se ressemblent pas du côté du parti écologique. Heure de gloire tout d'abord en 2009, certes englobée dans un élan national, avec des résultats probants aux Européennes, élections toujours aussi intimistes qui passionnent peu mais qui furent un éclairage médiatique évident pour la cause environnementale.
Un essai pas transformé sur le plan local l'année dernière pour la liste "Europe Ecologie La Réunion" conduite par Vincent Defaud qui n'a récolté qu'un 4,94% des voix, soit à quelques centaines de voix d'un remboursement des frais de campagne. Un score qui faisait du parti la 5ème force politique au soir du premier tour. Pas assez pour imposer une partie de leur programme au second tour.
A défaut d'être représenté à la pyramide inversée, les écologistes ont bien malgré eux vu l'une des leur être élue sur la liste de l'Alliance, en la personne de Rahiba Dubois. Un épisode largement commenté à l'époque qui a laissé des traces. Dernier signe révélateur de divergences de points de vue qui semblent rejaillir à chaque nouvelle élection, le refus de renouvellement d'adhésion à l'encontre de Rahiba Dubois et de Leïla Djarallah, présidente du mouvement Ker (voir [notre article]url:http://www.zinfos974.com/Kooperative-Ecologie-mise-a-la-porte-d-Europe-Ecologie-Les-Verts_a25448.html ).
Expériences municipales favorables
C'est pour éviter de tels déballage de problèmes internes qu'Europe Ecologie Les Verts ont d'une part fusionné le 13 novembre dernier et d'autre part façonné des chartes nommées "chartes de l’élu-e écologiste et du candidat". Des gardes fous censés faire s’engager leurs candidats sur la voie d'une nouvelle pratique de la politique à la Réunion. Candidats qui auront la tâche de faire de la “politique autrement” comme ils l'expliquent eux-mêmes. Ces chartes devraient également inspirer en interne tant les épisodes de dissension jettent le doute dans un électorat qui se pose la question de la capacité du parti à accéder aux responsabilités.
Pourtant, de responsabilités, le parti n'en manque pas sous différentes bannières municipales avec les 15 candidats investis. Citons les exemples de Jean Erpeldinger et de Christophe Pomez, composantes vertes de la municipalité socialo-communiste saint-pauloise. Dans une moindre mesure, Vincent Defaud est fidèle opposant au sein des conseils municipaux de l'Etang-Salé.
En l'absence de candidat socialiste sur le canton de l'Etang-Salé, ce dernier multiplie avantageusement ses chances de jouer les premiers rôles le 20 mars prochain. Un renoncement socialiste sur ce canton qui semble préfigurer de futurs accords en fonction des résultats du premier tour. En dépit de pouvoir y faire élire un des leur, le parti pourra peut-être jouer la carte du soutien au représentant socialiste pour faire vivre ses idées… par procuration.
La vraie force d'Europe Ecologie semble être l'équipe de candidats qu'elle présente. Là où les partis traditionnels ont du mal à transformer en acte leurs promesses de non cumul des mandats, le parti écologique répond parfaitement aux attentes de plus en plus prononcées de l'opinion publique pour une classe politique rajeunie. Les cas de Vanessa Miranville face à Roland Robert à la Possession ou encore de Charles Moyac opposé à Pierre Vergès sur le Port 1 en sont les meilleurs exemples.
Problème d'ego
Pourtant, quelques candidatures peuvent jeter le trouble dans l'électorat historique du parti. C'est le cas de Jean Louis Allamele, qui fût sur la liste socialiste à Saint-André lors des municipales 2008 avant d'appeler à voter Jean Paul Virapoullé entre les deux tours. Il représentera Europe Ecologie Les Verts sur le canton 1 de Saint-André. Pareil sur Saint-Benoît 2 avec Luders Sévamy.
Résultats des courses : à vouloir présenter le plus de candidat possible, le parti s'est peut-être fourvoyé en investissant des néo-convertis. Un reproche qui ressort souvent dans les courriers des lecteurs de Zinfos974. Europe Ecologie Les Verts aurait même pu quadriller le territoire de façon plus importante si des contraintes financières n'avaient pas stoppé nettes les intentions de Luc Lallemand sur Saint-Joseph par exemple, obligé de se désister faute de moyens.
Avec 15 candidats, EELV a multiplié par…15 ses candidats aux cantonales par rapport au renouvellement partiel de 2008, ce qui en soi est déjà la première victoire du parti qui doit désormais reléguer au second plan ses problèmes d'ego largement commentés. Des résultats des deux tours dépendront peut-être de l'union qui semble jusqu'à aujourd'hui tenir.
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Les dernières élections présentant des listes écologiques :
2009 : Elections européennes :
Rahiba Dubois représentante de la Section Océan Indien obtenait 13,35% juste derrière la liste Alliance des Outre-Mers portée par Elie Hoarau (28,07%) et de l'UMP - Nouveau Centre - Gauche Moderne menée par Marie-Luce Penchard (23,75%)
2010 : Régionales :
Liste d'Europe Ecologie menée par Vincent Defaud (4,94%) derrière la liste Alliance (30,22%), La Réunion en confiance (26,43), PS (13,07), Jean-Paul Virapoullé (6,73%) et Eric Magamootoo (4,99%).



