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Enseignants : la présidente de Région vole au secours des lauréats qui refusent d’aller en métropole

Huguette Bello prend fait et cause pour les lauréats du concours d’enseignant dans le second degré. Certains d’entre eux ont appris il y a peu qu’ils seraient affectés en métropole à la rentrée prochaine. Beaucoup refusent cette affectation, d’autres ont déjà jeté l’éponge.

Ecrit par 2341926 – le mardi 02 août 2022 à 14H56

« C’est une situation qui se répète de manière constante (…) Chaque année je suis intervenue de façon individuelle », lance Huguette Bello à l’entame de cette conférence ce mardi après-midi. Un combat qui rappelle à la présidente de Région qu’elle n’a eu de cesse de prendre à coeur ce type de dossiers durant ses années de parlementaire.

Désormais à la tête de l’exécutif régional, elle embraye sur le sujet de l’affectation des nouveaux lauréats réunionnais du concours d’enseignant du second degré qui pose une nouvelle fois problème cette année. Certains ont appris à la mi-juillet qu’ils devront plier bagage pour la métropole dès le mois d’août et ainsi prendre leur poste début septembre. 

Certains d’entre eux étaient invités à s’exprimer aux côtés de la présidente ce mardi après-midi dans la salle Pavageau de la Pyramide inversée.

« Aucun candidat de La Réunion et des Antilles n’ignore qu’il s’agit là d’un concours national. On connait les règles mais il pourrait y avoir d’autres règles », a-t-on pu entendre autour de la table. Ces futurs enseignants sont affectés dans « le désormais célèbre PCV » pour Paris, Créteil, Versailles, c’est-à-dire les académies peu demandées et dans lesquelles sont envoyées les débutants. 

Ça implique un divorce géographique avec les proches »

Chaque année, c’est le même psychodrame qui se produit. Certains lauréats font appel aux députés péi pour plaider leur cause auprès de l’administration. 

« Chaque année, environ 60 à 70% des lauréats réunionnais dans le second degré sont affectés dans l’Hexagone à 10.000 kilomètres de leur territoire de rattachement. Ils devront quitter en quelques semaines les leurs, trouver un logement supplémentaire à financer chaque mois pour la famille avec un traitement à peine supérieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), sans aide financière pour cette mobilité imposée. Des conséquences psychiques et financières bien plus importantes que pour la plupart de leurs compatriotes hexagonaux », avait déjà intercédé Philippe Naillet la semaine dernière en alertant les services du ministre de l’Education.

Selon le député de la 1ère circonscription, certains de ces lauréats ont déjà préféré remettre leur démission. 

« Ce concours signifie un départ à des milliers de kilomètres de chez vous. Ça me sert le coeur de voir ça. Ça implique un divorce géographique avec les proches », a relayé la présidente de Région pour marquer son soutien dans leur démarche auprès du ministère de l’Education nationale. 
 

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