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Emmurée chez elle depuis des années, Bernadette obtient une première victoire judiciaire

Depuis près de 4 ans, Bernadette Monnier a sa voiture coincée chez elle par le mur que ses voisins ont construit. La Cour d'Appel de Saint-Denis vient de lui donner gain de cause et ils doivent détruire une partie du mur, sous peine d'une forte amende. Cependant, la bataille judiciaire n'est pas terminée pour autant.

Ecrit par G.D. – le vendredi 01 mars 2024 à 10H48

« Je me sens soulagée », se réjouit Bernadette Monnier suite à la décision de la Cour d’Appel de Saint-Denis. Après presque deux décennies de conflits avec ses voisins, cette victoire lui redonne du courage pour la suite.

Depuis 2006, les deux familles s’opposent concernant un droit de passage. Les voisins de Bernadette avaient divisé leur parcelle afin d’en donner un bout à leur fils. Le conflit s’est alors cristallisé autour d’un droit de passage, bien alimenté par des problèmes de bornage. « J’ai quatre plans de bornage différents et j’ai trop de faux documents », assure la Rivièroise.

En 2020, après une décision de justice qui leur a été favorable, les voisins de Bernadette ont dressé un mur pour séparer les deux propriétés. Un mur qui obstrue l’entrée de chez Bernadette, qui n’a pas pu sortir sa voiture depuis près de quatre ans.

Depuis, elle ne cesse de se battre pour avoir le droit d’accéder à sa propriété. En décembre dernier, elle avait fait un tour de l’île à vélo pour alerter sur sa situation. Elle avait pu rencontrer les services de la préfecture à cette occasion.

Finalement, la Cour d’Appel a rendu sa décision le 7 février dernier en obligeant les voisins à détruire une partie du mur afin de laisser un accès à Bernadette pour enfin entrer et sortir sa voiture. À partir du moment où ils sont notifiés de la décision de justice, les voisins ont un mois pour détruire la partie du mur concernée, sous peine de payer 300 euros d’amende par jour de retard.

Néanmoins, le conflit entre les deux camps n’est pas pour autant terminé. La question du bornage exact n’a pas été tranchée et elle veut faire changer la décision de la Cour de cassation de 2019. « Ils me prennent toujours 90 m2 », affirme-t-elle. Les rebondissements dans cette affaire sont donc toujours possibles.

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