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Nouvelle-Calédonie : Les présidents des quatre régions d’Outre-mer demandent le retrait du projet réforme du corps électoral

Huguette Bello et les trois autres présidents des régions d'Outre-mer ont demandé le "retrait immédiat du projet de loi de réforme constitutionnelle visant à changer le corps électoral pour les élections en Nouvelle-Calédonie-Kanaky"

Ecrit par N.P. – le dimanche 19 mai 2024 à 19H51

Une vingtaine d’élus ultramarins, dont les présidents des quatre régions d’Outre-mer et les Réunionnais Evelyne Corbière, Karine Lebon, Frédéric Maillot, Emeline K/Bidi, Perceval Gaillard, Jean-Hugues Ratenon et Younous Omarjee, ont cosigné une tribune pour appeler le gouvernement à retirer son projet de loi de réforme constitutionnelle de la Nouvelle-Calédonie-Kanaky.

La tribune

 

Nouvelle-Calédonie
“Nous, élus des Outremers demandons solennellement au Gouvernement le retrait immédiat du projet de loi de réforme constitutionnelle”

En reconnaissant l’existence d’un peuple autochtone et colonisé, l’accord de Nouméa conclu en 1998 a ouvert la voie à un processus de décolonisation et d’évolution institutionnelle pacifié.

Alors que les accords de Nouméa prévoyaient une composition précise du corps électoral, le projet de loi constitutionnelle présenté par le gouvernement revoit les modalités d’organisation des scrutins pour définir l’avenir du territoire calédonien.

En effet, le projet de loi constitutionnelle organise l’ouverture du scrutin provincial calédonien aux résidents installés depuis au moins dix ans sur l’île.

Cette modification sans consensus de tous les partenaires, constitue une trahison de l’esprit et de la lettre des accords de Matignon et Nouméa.

Les révoltes qui frappent la Nouvelle-Calédonie ont causé la mort de 6 personnes. Nous adressons nos condoléances aux familles des personnes décédées et à l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie-Kanaky.

Face à cette situation d’insurrection, le gouvernement a décrété l’état d’urgence.

La réponse sécuritaire qui consiste à mettre en place des mesures exceptionnelles – interdictions de circulation, assignations à résidence, perquisitions… ainsi que l’envoi de policiers et gendarmes supplémentaires – n’apporte pas de solution.

Ces réponses répressives risquent d’engendrer une spirale de violence et de compromettre le retour au calme attendu.

Seule la réponse politique mettra fin à la montée des violences et empêchera la guerre civile.

Nous, élus des Outremers demandons solennellement au Gouvernement le retrait immédiat du projet de loi de réforme constitutionnelle visant à changer le corps électoral pour les élections en Nouvelle-Calédonie-Kanaky comme préalable à la reprise d’un dialogue apaisé avec l’ensemble des parties prenantes en renouant avec l’esprit des accords de Nouméa pour la construction d’un avenir commun.

 

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