Revenir à la rubrique : Politique

Le Tampon : pourquoi Nathalie Bassire attaque les 100 premiers jours d’Alexis Chaussalet

Ecrit par Gaetan Dumuids – le lundi 13 juillet 2026 à 11H17

Dans un communiqué intitulé “100 jours à rebours”, Nathalie Bassire dresse un bilan très sévère des débuts d’Alexis Chaussalet à la mairie du Tampon. L’opposante municipale accuse la nouvelle majorité de ne pas respecter plusieurs engagements de campagne.

Les 100 premiers jours d’Alexis Chaussalet à la tête du Tampon sont loin de convaincre Nathalie Bassire. Dans un communiqué publié jeudi 9 juillet, l’opposante municipale livre une critique appuyée des premiers pas du nouveau maire, qu’elle accuse de ne pas avoir rompu avec certaines pratiques pourtant dénoncées pendant la campagne.

Sous le titre “Le Tampon : 100 jours à rebours !”, Nathalie Bassire estime que “le changement n’est pas pour maintenant”. Elle vise d’abord la question des indemnités des élus, en affirmant que plusieurs engagements pris par la liste “Nout’ Voix, Nout’ l’avenir” n’auraient pas été tenus.

Lire aussi : "Nous venons rendre des comptes" : Alexis Chaussalet dresse le bilan de ses 100 premiers jours

L’ancienne députée pointe notamment le cumul entre les indemnités de maire d’Alexis Chaussalet et celles liées à la présidence de la CASUD. Elle affirme également que des rémunérations ou jetons de présence dans plusieurs structures satellites de la commune ou de l’intercommunalité n’auraient pas été supprimés.

Des critiques sur les indemnités et les satellites

Dans son communiqué, Nathalie Bassire cite plusieurs cas d’élus de la majorité municipale qui cumuleraient, selon elle, indemnités d’adjoint, fonctions communautaires ou rémunérations liées à des structures comme la SODEGIS, la SPL SUDEC, la SPL MARAINA ou encore la SPL OTI du Sud.

Elle reproche plus particulièrement à la nouvelle majorité de ne pas avoir appliqué les promesses de campagne portant sur le non-cumul des indemnités. Ces accusations, formulées par l’opposante, interviennent alors que le maire du Tampon est également président de la CASUD, une double fonction politiquement sensible dans le Sud.

Nathalie Bassire élargit ensuite sa critique aux recrutements. Elle affirme que des personnes extérieures à la commune auraient été nommées sur plusieurs postes à responsabilité, en mairie comme à la CASUD. Elle interroge, sur ce point, la place accordée aux compétences locales.

Voie urbaine, CASUD et Pierrefonds dans le viseur

L’opposante municipale reproche aussi à la nouvelle majorité de ne pas concentrer suffisamment son action sur les dossiers tamponnais. Elle cite notamment une visite de projets de la CASUD à Saint-Joseph, en s’interrogeant sur le calendrier des visites de terrain et des projets au Tampon.

Autre dossier mis en avant : la Voie urbaine, anciennement appelée Rocade. Nathalie Bassire déplore que les travaux n’aient pas été suspendus le temps d’une concertation qu’elle juge nécessaire. Elle qualifie ce chantier d’onéreux et d’écocidaire, reprenant ainsi l’un des points de tension récurrents dans le débat municipal.

Elle évoque enfin la situation de l’aéroport de Pierrefonds, qu’elle estime insuffisamment prise en compte par le maire du Tampon et président de la CASUD. Selon elle, ce dossier du Grand Sud devrait davantage mobiliser la nouvelle équipe, compte tenu du financement public local et des enjeux économiques associés.

Avec ce communiqué, Nathalie Bassire installe un ton offensif face à la majorité d’Alexis Chaussalet. Elle accuse les nouveaux élus de rester dans la continuité d’une politique qu’ils critiquaient auparavant, parlant de “démagogie” et de “populisme”.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :