Jean-Marie Virapoullé plaide pour une zone franche "renforcée et pour tous" dans l’Est de La Réunion

Pour Jean-Marie Virapoullé, la zone franche annoncée dans l’Est ne va pas assez loin. L’élu réclame un dispositif renforcé, accessible à toutes les activités économiques.
Alors que la nouvelle zone franche destinée à soutenir l’activité économique dans l’Est de La Réunion entre progressivement en vigueur, Jean-Marie Virapoullé estime que le dispositif doit aller plus loin. Le conseiller municipal et communautaire d’opposition de Saint-André appelle à son élargissement aux commerçants et aux professions libérales, mais aussi à un renforcement des exonérations sociales pour mieux répondre aux difficultés rencontrées par les petites entreprises du territoire.
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"La mise en place de la nouvelle zone franche qui permet à certaines entreprises de l’Est de bénéficier d’abattements fiscaux majorés, représente une avancée pour notre territoire", reconnaît l’élu. Mais selon lui, le dispositif ne permettra pas à lui seul de répondre aux enjeux économiques de la CIREST.
Le principal point de désaccord concerne l’exclusion de certaines catégories professionnelles. "Cette mesure demeure cependant insuffisante car les commerces et les professions libérales en sont exclus", souligne Jean-Marie Virapoullé.
Pour l’élu, cette situation constitue une limite importante alors que de nombreux professionnels ont également subi les conséquences du passage du cyclone Garance. "On ne peut pas relancer l’activité économique de la CIREST, territoire le plus pauvre de La Réunion, en laissant sur le bord du chemin nos commerçants et nos professions libérales qui ont eux aussi souffert du passage du cyclone Garance", affirme-t-il.
Vers une zone franche totale dans l’Est ?
Jean-Marie Virapoullé défend désormais une évolution plus ambitieuse du dispositif. "Si nous voulons faire du territoire de la CIREST un espace de développement économique, mais aussi un lieu de vie attractif pour de nouvelles populations, nous devons élargir la zone franche aux commerçants et aux professions libérales", estime-t-il.
Une position qui intervient après l’annonce de la nouvelle zone franche par Joé Bédier et Patrice Selly, respectivement président de la Cirest et maire de Saint-Benoît. Selon Jean-Marie Virapoullé, cette annonce a suscité des attentes chez certains professionnels aujourd’hui déçus de ne pas être concernés par les mesures prévues.
"De nombreux professionnels qui pensaient être concernés, déchantent", écrit l’ancien président de la CIREST, qui indique également partager les demandes formulées par plusieurs représentants du monde économique pour obtenir des mesures correctives.
Fort de son expérience passée à la tête de l’intercommunalité, Jean-Marie Virapoullé rappelle son rôle dans la création de la plus grande zone franche urbaine de France, en vigueur jusqu’en 2019. "En tant qu’élu de l’Est et ancien président de la CIREST, à l’origine de la création de la plus grande zone franche urbaine de France, en vigueur jusqu’en 2019, j’en appelle à l’unité des décideurs locaux sur ce sujet vital pour les entreprises de notre territoire", indique-t-il.
Un dispositif fiscal mais aussi social
Au-delà de l’élargissement des secteurs concernés, Jean-Marie Virapoullé souhaite également renforcer l’accompagnement social des entreprises. Il défend une exonération majorée des charges sociales patronales, estimant que les avantages fiscaux ne répondent pas aux difficultés de nombreuses petites structures.
"Beaucoup de très petites entreprises de l’Est en difficulté se sentent peu concernées par les mesures fiscales prévues, car elles ne sont même pas imposables. Le seul moyen de les soutenir est d’obtenir une exonération renforcée des charges sociales patronales", explique-t-il.
Pour l’élu, la solution passe donc par un dispositif plus large : "Une zone franche totale, car elle doit concerner toutes les activités, en particulier les commerces de proximité et les professions libérales. Une zone franche totale car elle doit également prévoir un renforcement de l’exonération des charges sociales patronales, aujourd’hui non prise en compte."
Jean-Marie Virapoullé conclut en appelant les différents décideurs du territoire à se rassembler autour de cette revendication : "Seule la mise en place d’une zone franche renforcée, assortie d’une exonération majorée des charges sociales patronales et élargie à l’ensemble des secteurs d’activité, permettra de stimuler durablement le développement économique de la CIREST. Unissons nos forces pour l’obtenir."


