Nouvelle-Calédonie : Un 6e mort à déplorer malgré une relative accalmie

Depuis le début de la semaine, la Nouvelle-Calédonie est en proie à des émeutes, déclenchées par le soulèvement des indépendantistes suite à une réforme électorale votée à Paris. Ces violences ont déjà coûté la vie à cinq personnes, dont deux gendarmes.
Malgré une relative accalmie samedi, le quotidien des Calédoniens demeure difficile. Vendredi soir, l'arrivée de 1 000 renforts supplémentaires, venant s'ajouter aux 1 700 déjà déployés, témoigne de l'ampleur de la crise.
Face à cette situation explosive, le gouvernement, représenté par Gilbert Tyuienon, premier vice-président de l'Union calédonienne, et Vaimu’a Muliava, membre du gouvernement chargé de la fonction publique, a tenu une conférence de presse pour lancer un appel pressant : la libération des axes, impérative en ce long week-end d'Ascension, est cruciale pour assurer un accès aux soins et à la nourriture. Selon les autorités, cette libération n'est désormais plus une option.
Lors de cette conférence, Vaimu’a Muliava a également annoncé le décès accidentel d'un jeune de La Conception lors d'un jeu avec une arme, portant le bilan à cinq morts, dont deux gendarmes.
Un bilan qui a tristement évolué depuis puisque selon les informations de Nouvelle-Calédonie la Première, on déplore également un mort et deux blessés à Kaala-Gomen. La victime est un père de famille. Celui-ci a tenté de passer une première fois le barrage avec son fils, mais a essuyé un refus. Lors de sa seconde tentative, c'est là qu'il y a eu des échanges de tirs.
Les émeutes ont plongé la Nouvelle-Calédonie dans un climat de chaos, avec entre 5 000 et 6 000 émeutiers dans le Grand Nouméa et Nouméa. Les dégâts matériels sont considérables, entravant le ravitaillement des commerces et le fonctionnement des services publics, notamment de santé.
Dans les quartiers touchés, les rues sont jonchées de débris et de véhicules incendiés, témoignant de la violence des affrontements. La situation a également des conséquences sur le plan économique, avec plus de 3 200 personnes bloquées en raison de la suspension des vols commerciaux depuis mardi.
Face à cette flambée de violences, le parquet de Nouméa a ouvert une enquête pour identifier les commanditaires des émeutes, dont certains membres de la CCAT (Coordination des Comités de l'Avenir de la Terre).


