Marche des visibilités : 2.500 manifestants selon les organisateurs

« Soubat pou ban kwir ! », scandent les manifestants en reprenant le slogan en créole inscrit sur une large banderole. Si les sourires et les tenues extravagantes étaient de mise ce dimanche pour la 4è édition de la Marche des visibilités, les revendications politiques n'étaient pas absentes pour autant. Les soutiens à la Palestine ou au peuple kanaky étaient nombreux dans les rangs des manifestants, au nombre de 2.500 selon les organisateurs.
La sénatrice Évelyne Corbière ou la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts ont pris part au joyeux cortège, qui a rejoint l'ancien jardin Mahé de Labourdonnais, récemment destitué de son socle, après un départ vers 14h20 du jardin de l’État. Pour l'occasion, le préfet Jérôme Filippini avait fait pavoiser la préfecture et les administrations de drapeaux aux couleurs arc-en-ciel des militants LGBTQIA+.
Un centre LGBT en projet dans le sud
Alors que le centre de ressources LGBT de Saint-Denis, qui avait été incendié, doit rouvrir prochainement, la sous-préfète en charge de la cohésion sociale Christine Torres a indiqué que l’État soutiendrait financièrement un projet de centre LGBT dans le sud de l'île.
En attendant, il faudra sans doute encore « Marcher pour montrer l'évidence, pour montrer nos différences » l'année prochaine, a prévenu Ericka Bareigts, qui se positionne déjà pour accueillir la manifestation. Cette année, la Marche des visibilités n'a pas donné lieu à une manifestation sœur à Saint-Pierre et beaucoup l'ont regretté. « La lutte ne doit pas s'arrêter à Saint-Denis, elle doit se dérouler dans toute l'île », a prévenu un militant LGBT interrogé dans le cortège.






Photos : Pierre Marchal / @anakaopress


