Arrivé de Russie sans parler un mot de français, il décroche son bac avec 20/20 à toutes les épreuves

Arrivé en France il y a seulement trois ans sans parler un mot de français, Nikita Nikolaev a obtenu son baccalauréat avec les félicitations du jury et une moyenne de 19,08/20. Le lycéen de Perpignan a même décroché 20/20 à toutes les épreuves terminales. Une performance exceptionnelle révélée par Le Figaro Étudiant, qui s'appuie sur un premier récit de L'Indépendant.
En l'espace de trois ans, Nikita Nikolaev est passé de l'apprentissage du français à un baccalauréat presque parfait. Arrivé de Russie en 2023 sans maîtriser la langue, le lycéen a obtenu cette année son diplôme avec la mention "très bien", les félicitations du jury et une moyenne générale de 19,08/20, selon une information révélée par Le Figaro Étudiant, relayant un reportage de L'Indépendant.
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Scolarisé au lycée François-Arago de Perpignan, le jeune homme a réalisé un exploit rare en obtenant 20/20 à chacune de ses épreuves terminales, notamment dans ses spécialités sciences économiques et sociales (SES) et histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP).
Il ne "comprenait rien"
À son arrivée en France, le défi semblait pourtant immense. Inscrit dans un premier temps dans une filière destinée aux élèves allophones, Nikita racontait qu'il "ne comprenait rien" aux cours. Il s'est alors imposé un apprentissage intensif du français afin de rattraper rapidement son retard. Son niveau d'anglais lui a également permis de faciliter cette progression.
Les premiers résultats n'ont pas tardé. Dès les épreuves anticipées de français, passées en 2025, il avait obtenu 15/20 à l'écrit et 20/20 à l'oral, avant de poursuivre sur une terminale quasiment sans faute.
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Au-delà des difficultés linguistiques, Nikita a également dû s'adapter à une nouvelle culture et construire un cercle d'amis. "Les gens étaient gentils mais, si tu ne parles pas la même langue, ils gardent leurs distances", confiait-il à L'Indépendant.
Le jeune homme poursuivra désormais ses études à Sciences Po Grenoble, avec l'ambition de travailler un jour dans les relations internationales. Il explique avoir également candidaté à Sciences Po Paris, sans être retenu, estimant que sa note de 15/20 au bac de français a pu jouer en sa défaveur.


