Sexe contre logement HLM ? Ce sénateur LR et célèbre avocat mis en examen pour corruption passive

Le sénateur Les Républicains (LR) de Paris et avocat Francis Szpiner a été mis en examen pour corruption passive. La justice le soupçonne d'avoir attribué un logement social à une jeune femme lorsqu'il était maire du 16e arrondissement de Paris, en contrepartie de relations sexuelles présumées. L'information, révélée par Actu.fr, s'inscrit dans une enquête judiciaire ouverte en 2025.
Le sénateur Les Républicains (LR) de Paris Francis Szpiner a été mis en examen pour corruption passive, a annoncé jeudi 9 juillet le parquet de Paris. L'élu est soupçonné d'avoir accordé un logement social à une jeune femme en échange de relations sexuelles lorsqu'il était maire du 16e arrondissement de la capitale. Une information révélée par Actu.fr et confirmée par le parquet.
Selon le parquet justement, les faits portent sur l'attribution, en 2023, d'un logement social à une esthéticienne de 26 ans. Les enquêteurs soupçonnent Francis Szpiner d'avoir usé de son mandat d'élu pour obtenir des relations sexuelles en contrepartie de cette attribution. Le délit de corruption passive est passible de dix ans d'emprisonnement et d'une amende pouvant atteindre un million d'euros.
Immunité parlementaire déjà levée
L'information judiciaire avait été ouverte en avril 2025 pour des faits de corruption active et passive. Dans ce cadre, la mairie du 16e arrondissement, le domicile de Francis Szpiner et plusieurs autres lieux avaient déjà été perquisitionnés. Fin mai, le Sénat avait levé son immunité parlementaire, ouvrant la voie à son placement en garde à vue cette semaine.
La jeune femme bénéficiaire du logement a, elle aussi, été mise en examen pour corruption active d'un élu. Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec Francis Szpiner, a précisé le parquet.
L'avocat Francis Szpiner, sénateur LR de Paris, mis en examen pour corruption passive https://t.co/YoA0MC9tY0
— franceinfo (@franceinfo) July 9, 2026
Par la voix de son avocate, Me Caroline Toby, le sénateur conteste "avec la plus grande fermeté" les accusations. "Mon client s'expliquera ultérieurement devant le juge d'instruction", a-t-elle déclaré, en précisant qu'aucun contrôle judiciaire n'avait été ordonné à son encontre. Cette absence de contrôle judiciaire s'explique, selon le parquet, par le fait que la procédure de levée de son immunité parlementaire n'avait pas été achevée dans les délais.
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L'enquête se poursuit sous l'autorité des juges d'instruction afin de déterminer les circonstances exactes de l'attribution du logement social et d'établir les responsabilités éventuelles des différentes personnes mises en cause.


