Coupe du Monde : l'Espagne écarte la Belgique sur le fil et rejoint les Bleus en demi-finale

Au bout du suspense, la Roja a éliminé les Diables Rouges (2-1) vendredi à Los Angeles grâce à un but tardif de Mikel Merino. Les Espagnols retrouveront l'équipe de France le 14 juillet à Dallas pour une place en finale du Mondial 2026.
On aura bien droit à un remake de la demi-finale de l’Euro 2024. Vendredi 10 juillet à Los Angeles, l’Espagne a décroché son billet pour le dernier carré de la Coupe du monde en venant à bout d’une vaillante équipe de Belgique (2-1). Les hommes de Luis de la Fuente rejoignent ainsi l’équipe de France pour un choc au sommet qui s'annonce explosif.
Une première période indécise
Dominatrice dès l'entame, la Roja concrétise logiquement sa supériorité à la demi-heure de jeu. Après une première frappe de Dani Olmo repoussée par Thibaut Courtois, Fabian Ruiz suit parfaitement et ouvre le score (1-0, 30e). Dos au mur, les Diables Rouges de Rudi Garcia — déjà privés de Youri Tielemans juste avant le coup d'envoi — n'abdiquent pas. Sur l'une de leurs rares incursions avant la pause, Charles de Ketelaere ajuste une superbe tête qui trompe le portier espagnol et remet les deux équipes à égalité (1-1, 41e).
Le coup dur Courtois et le coaching gagnant de l'Espagne
La seconde période se révèle beaucoup plus ouverte, les deux sélections se rendant coup pour coup. Mais le tournant du match intervient à l'heure de jeu : touché à la cuisse gauche, le rempart belge Thibaut Courtois est contraint de céder sa place. Un coup de massue pour la Belgique.
Son remplaçant, le jeune gardien de Manchester United Senne Lammens, vit une entrée cruelle. À la 88e minute, il commet une faute de main fatale sur un ballon qui profite immédiatement à Mikel Merino. Entré en jeu seulement deux minutes plus tôt, le milieu d'Arsenal endosse une nouvelle fois le costume de sauveur (comme il l'avait déjà fait en huitièmes de finale contre le Portugal) et inscrit le but de la délivrance (2-1).
Rendez-vous le 14 juillet face aux Bleus
Froide, clinique et portée par un banc d'une profondeur impressionnante (Pedri, Gavi ou encore Nico Williams ont débuté le match parmi les remplaçants), l'Espagne prouve qu'elle sait gagner même dans la douleur.
Les joueurs de Didier Deschamps, qualifiés de leur côté après avoir éliminé le Maroc à Boston, sont prévenus : la Roja a des arguments à revendre. Le choc pour une place en finale de la Coupe du monde aura lieu le mardi 14 juillet à 21 heures, du côté de Dallas.


