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L’Iran affirme avoir frappé des bases américaines dans le Golfe

Ecrit par G.D. – le jeudi 9 juillet 2026 à 07H59
© X / Centcom

La fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a été suivie d’une nouvelle séquence militaire dans le Golfe. Après des frappes américaines contre des cibles iraniennes, Téhéran affirme avoir visé des installations américaines au Koweït et à Bahreïn.

L’escalade reprend dans le Golfe. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir mené des attaques de drones et de missiles contre des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn. Cette riposte intervient après une nouvelle série de frappes américaines contre l’Iran, sur fond de rupture du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.

Selon les autorités iraniennes, les attaques ont visé des infrastructures liées aux bases d’Arifjan et d’Ali Al-Salem au Koweït, ainsi que celles de Juffair et de Sheikh Isa à Bahreïn. Les Gardiens de la Révolution menacent également d’étendre leurs frappes à d’autres bases de la région si les États-Unis poursuivent leurs opérations contre l’Iran.

Lire aussi : Guerre Iran–États-Unis : le cessez-le-feu vole en éclats, les frappes reprennent et le pétrole repart à la hausse

Au Koweït, l’armée a indiqué avoir réagi à des attaques “hostiles” de drones et de missiles. Les explosions entendues dans le pays seraient liées à l’interception de projectiles par les systèmes de défense aérienne. Les autorités koweïtiennes n’ont pas immédiatement précisé l’origine des tirs ni communiqué de bilan.

À Bahreïn, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans la nuit. Le ministère de l’Intérieur a appelé la population à garder son calme et à rejoindre les lieux sûrs les plus proches. Plusieurs explosions ont ensuite été entendues, alors que le pays accueille des installations militaires américaines stratégiques.

Washington frappe à nouveau l’Iran

Cette nouvelle séquence militaire fait suite à des frappes américaines menées contre l’Iran. Le commandement américain pour le Moyen-Orient affirme avoir visé environ 90 cibles militaires, dont des systèmes de défense antiaérienne et des sites utilisés, selon Washington, pour menacer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Donald Trump a présenté ces frappes comme une réponse aux attaques attribuées à l’Iran contre des navires commerciaux. Le président américain a averti que toute nouvelle attaque entraînerait une riposte “bien pire”. Selon lui, les États-Unis ont frappé “très fort” et répondront de manière beaucoup plus massive si Téhéran poursuit ses actions.

Le détroit d’Ormuz reste au cœur de cette crise. L’Iran considère ce passage stratégique comme un levier de pression majeur face aux États-Unis et aux pays occidentaux. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que le détroit ne serait ouvert que selon des “modalités iraniennes”, et non sous la pression des menaces américaines.

Une région sous pression

La reprise des frappes fragilise encore davantage les pays du Golfe, qui redoutent d’être entraînés dans l’affrontement entre Washington et Téhéran. Le Koweït et Bahreïn, directement concernés par les attaques revendiquées par l’Iran, se retrouvent en première ligne.

Les conséquences économiques sont également surveillées de près. Le détroit d’Ormuz est un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole et de gaz. Chaque nouvelle attaque contre des navires ou des infrastructures militaires dans la zone alimente les inquiétudes sur les prix de l’énergie et la sécurité du commerce maritime.

Pour l’heure, aucun bilan humain consolidé n’a été communiqué après les attaques de la nuit. Mais la dynamique est claire : le cessez-le-feu ne tient plus, et la confrontation entre les États-Unis et l’Iran menace désormais de s’étendre aux bases américaines installées dans plusieurs pays du Golfe.

Etiquettes : Etats-Unis | Iran | PU1

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