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[Communiqué] Le grand renoncement : chapitre II

L'opposant municipal Gilles Hubert dénonce l'abandon selon lui par la maire Vanessa Miranville de nombreuses de ses promesses, mais aussi le ralliement d'anciens adversaires à sa cause.

Ecrit par zinfos974 – le dimanche 19 mai 2024 à 08H33

J’ai eu l’occasion il y a quelque temps de rappeler à la population possessionnaise «LE GRAND RENONCEMENT» de Vanessa Miranville, à propos des engagements pris lors de son élection en 2020. Aujourd’hui en s’acoquinant avec ses anciens adversaires politiques, c’est à un nouveau RENONCEMENT, mais celui-là MORAL auquel nous pouvons assister.

Quelle tristesse de voir madame la Maire, et son « équipe dirigeante”, atteindre un tel niveau de déchéance. Combien de prises de paroles avaient été réalisées, combien de positionnements avaient été privilégiés pour dénoncer avec force les pratiques anciennes ? Il n’y avait, à l’époque, jamais assez d’exemples et suffisamment de mots pour décrier la politique portée par l’opposition. Aujourd’hui pour sauver une majorité en totale déchéance, voilà Vanessa Miranville prête à tout. Jusqu’à se fourvoyer et pactiser à n’importe quel prix avec ceux et celles qu’elle fustigeait à l’époque ! Au diable l’éthique !… Mais bien évidemment, l’essentiel n’est pas là !

Pour ma part, je ne peux que déplorer ces manœuvres « d’arrière-cuisine » qui ne font pas avancer la morale et, surtout, la Possession. Notre ville qui nous est chère. Car oui, les problèmes restent nombreux et particulièrement importants pour notre ville et ses citoyens. Des sujets engageant le présent et l’avenir qui ne sont plus la priorité de l’équipe dite “majoritaire”.

Oubliés les engagements pris envers les électeurs. Oubliés tous les projets programmés. Oubliés tous les projets futurs nécessitant en amont un travail de concertation en matière de contenus et de financements.  » Oublis, refus, abandons, arrêts »…

Peut-être convient-il de rafraîchir à nouveau la mémoire de celle et ceux qui ont en charge la gestion de la ville au quotidien au sujet de ces projets oubliés ou/et abandonnés :

  • le refus de l’expérimentation du ring de circulation en sens unique sur le centre-ville afin de résorber les problèmes de circulation criants.
  • le refus du retour de la circulation sur la voie sur berge qui avait pour vocation de délester le « Cœur de ville » – l’arrêt de construction du projet de la deuxième école de Cœur de ville.
  • le refus de la relocalisation de l’école Raymond-Mondon impactée par des fissures dans les murs de soutènement qui suppose une situation de mise en danger potentielle de nos écoliers.
  • l’arrêt de la construction du quatrième collège de la Possession, pourtant déjà inscrit au plan pluriannuel du département.
  • – l’arrêt du projet de construction d’une cuisine centrale pour pouvoir répondre aux attentes des familles dans des conditions optimum.
  • le refus de la prise en compte du besoin de sécurité des administrés par un système de vidéo protection. – le refus d’accompagnement des forains et artisans pour une mise en valeur de leurs productions dans un lieu adapté.
  • L’arrêt de l’aménagement du front de mer et du bassin de baignade alors que près d’un million d’euros d’études a été consommé sur le sujet. – l’abandon de création de deux parcs urbains inscrits dans le programme 2020
  • l’abandon du projet de la piste d’athlétisme
  • l’abandon de la deuxième piscine (PROJET intercommunal qui devait être mené de concert avec la ville du Port qui nous a interpellé plusieurs fois sur le sujet)
  • l’abandon du théâtre en plein-air sur la Place Festival. Et j’ajouterai : l’arrêt du programme de connexion au réseau d’eau potable dans certains quartiers de la ville, à la Ravine à Malheur notamment.
  • l’arrêt du programme de réhabilitation de l’usine de traitement d’eau potable de Pichette (un investissement d’un peu plus de 11 millions) Des décisions déplorables quand l’on sait que le sujet de l’eau est essentiel à la gestion d’une cité. Et qu’aucun citoyen, où qu’il soit sur le territoire, ne peut être écarté de cette ressource vitale.

Enfin, à maintes reprises, j’ai interpellé l’équipe “majoritaire” sur la mise en œuvre du Pacte de Solidarité Territoriale (PST) conclu entre le Conseil départemental et la ville de La Possession. En 2021, la ville a contractualisé avec le département son PST 2 pour un montant de 3 650 000 €. La ville avait normalement jusqu’au 31 décembre 2023 pour justifier de ses dépenses afin de récupérer la subvention.

Malgré la prorogation d’un an, accordée par le département, pour aider les communes retardataires à boucler leur programme, la ville de la Possession, dans le cadre de ce Pacte de Solidarité Territoriale, n’a à ce jour consommé que 0,37 % de l’enveloppe qui lui est consacrée ! Soit 13 000 € sur 3 650 000 €. Quelle irresponsabilité dans un contexte où l’argent se fait rare et que les manques d’aménagements des Possessionnais(e)s sont criants ! Alors, oui, nous continuerons à interpeller Vanessa “Palaekssa” et son équipe sur tous ces “oublis et abandons”.

Et nous continuons, avec le plus grand nombre et celles et ceux envieux de nous rejoindre, à travailler à l’élaboration de notre projet pour la Possession 2026. Face au «GRAND RENONCEMENT» il nous faut, vous me l’avez dit, un “GRAND CHANGEMENT”. Alor, allon mett la main ansanm !

Gilles HUBERT,

Conseiller Municipal de la Ville de La Possession Conseiller Départemental et Vice-Président délégué à l’eau et aux infrastructures hydrauliques et Participation citoyen

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