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Droit de réponse de l'association "Protégez nos enfants" à "Vie Océane"
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Ecrit par zinfos974 – le mardi 17 septembre 2013 à 14H45

L'association "Protégez nos enfants" publie un droit de réponse à la lettre ouverte de l'association "Vie Océane" publiée par Zinfos le 6 septembre dernier ([lire ici]urlblank:http://www.zinfos974.com/L-association-Vie-Oceane-reagit-a-un-tract-distribue-a-St-Pierre_a61187.html ):
L'association "Protégez nos enfants" exerce à travers cet article son droit de réponse face aux accusations de l'association "Vie Océane", portées à son encontre dans un article du 6 septembre diffusé sur Zinfos974.
Tout d'abord, nous sommes surpris de cette violence verbale gratuite envers notre association alors que notre but est de présenter aux réunionnais un certain nombre d'éléments objectifs, de faits indubitables, qui ont été sciemment travestis et/ou cachés afin de préserver des intérêts partiaux, catégoriels, au détriment de l'intérêt général. Des faits et chiffres vérifiables qui ne souffrent aucune contestation possible : par exemple, la population sait-elle que, pour l'année 2012, 25% des attaques mortelles de requins DU MONDE ont eu lieu sur quelques plages de l'Ouest réunionnais, sur une dizaine de kilomètres à peine, en pleine réserve marine ?
Vie Océane ignore-t-elle qu'aucun accident significatif n'avait eu lieu avant l'installation de la réserve et de la ferme aquacole dans ce périmètre, malgré une forte fréquentation humaine ?
En outre, il semblerait que cette association, Vie Océane, soit composée en partie de personnes siégeant à la Réserve Marine ou proche d'elle (comment être juge et partie à la fois ?), comme un très bon article de Pierrot Dupuy a pu le démontrer il y a quelques temps ? ([lire ici]urlblank:http://www.zinfos974.com/A-qui-profitent-la-ferme-aquacole-et-le-projet-CHARC_a45924.html ). Plutôt embarrassant, non ?
Au-delà des conflits d'intérêts rendant la parole de cette association peu crédible sur un tel sujet, nous allons illustrer son incompétence et sa malhonnêteté intellectuelle à travers deux thèmes "développés" dans cette lourde bafouille du 6 septembre dernier : la fameuse sédentarité des requins bouledogues et leur prolifération.
Vis à vis de la sédentarité, la position de vie océane est :
"Quant à la supposé "sédentarité du bouledogue", l’interprétation qui en est faite montre bien que les avancées des études scientifiques ne sont pas comprises de la même manière par tout le monde ; surtout lorsque la partialité vous rend aveugle". Selon eux donc, nous "interprétons". La vérité est la suivante et elle est implacable. Toutes les parutions scientifiques officielles, toutes sans exception, définissent le requin Bouledogue comme "territorial", "côtier", "sédentaire". On ne peut pas être plus clair, même Marc Soria sur le site de l'IRD (!) décrit ce poisson comme étant "sédentaire" (http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/etude-du-risque-requins-a-l-ile-de-la-reunion/(language)/fre-FR ) !
Pour illustrer encore cette affirmation vous pouvez consulter le site du Musée d'histoire naturelle de Floride (http://www.flmnh.ufl.edu/fish/Gallery/Descript/bullshark/bullshark.htm), État d'Amérique qui possède une grande population de requins Bouledogues et qui les étudie depuis fort longtemps.
L'ignorance de cette information de base de la part d'une association spécialisée du monde sous-marin est vraiment inquiétante. La légèreté de son approche est tellement patente que Vie Océane n'a même pas pris le temps de lire le dernier rapport d'étape de l'étude CHARC (http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Bilan_provisoire_des_operations_de_marquage_effectuees_du_21_octobre_2011_au_12_mai_2013_cle5674c4.pdf) qui conclut que 70 % des requins marqués restent dans la zone d'étude (entre St Pierre et St Paul). Le programme CHARC ne fait donc que confirmer ce que la littérature scientifique affirme déjà : le requin Bouledogue est un poisson sédentaire. Dans ces conditions, nous pouvons, avec d'autres, nous interroger sur la pertinence de l'objet de CHARC, programme de biologie animale fort coûteux et sans aucun bénéfice pour la sécurité des personnes...
Venons en maintenant aux "doutes" sur la prolifération de ces requins près de nos côtes. Cette association livre le même discours que celui de la réserve marine dont elle est l'antichambre : "rien ne prouve qu'il y a plus de requins qu'avant". Là encore, leur aveuglement est sidérant puisque les scientifiques eux-même ont reconnu le déséquilibre. Le Quotidien dans son édition du 14 mai 2013 relate ainsi les propos de M. Marc Soria, chef de projet de l'étude CHARC. Celui-ci pointe un déséquilibre de l'écosystème sur la côte Ouest avec la présence d'une population dense de squales avec des spécimen de taille importante, et pourrait valider la régulation de cette population de requins. Un déséquilibre de l'écosystème que Vie Océane devrait dénoncer au lieu de le nier... si elle remplissait honnêtement sa mission de protection du milieu marin, plutôt que de s'arc-bouter sur une défense aveugle d'un poisson en surnombre et de surcroît dangereux pour l'Homme et l'équilibre du biotope récifal.
Nous vous demandons donc de bien noter ces deux informations primordiales pour appréhender la crise requin : Le requin Bouledogue est un poisson TERRITORIAL et qui PROLIFÈRE de façon inquiétante autour de nos côtes. Cela est scientifiquement prouvé, c'est un fait objectif, affirmer l'inverse est un mensonge grossier. "Plus c'est gros, plus ça passe" semble donc être le credo de cette association pas très citoyenne.
La régulation est donc bien, dans le contexte exceptionnel que connaît actuellement la Réunion, une action qu'il convient d'envisager pour régler la crise. On peut aisément comprendre que lorsqu'une espèce (le requin Bouledogue), sur un territoire donné (la Réunion), n'est plus régulée (plus de pêche de requins depuis 14 ans sur la foi d'un arrêté ciguatera peu fiable quant à ses justifications scientifiques), alors elle se multiplie sans entrave. Cette régulation est d'ailleurs pratiquée en France métropolitaine pour d'autre espèces comme les loups ou les ours. Pourtant ces mammifères n'ont pas attaqué d'humains et sont, eux, protégés par la Convention de Berne pour la protection de la biodiversité, à l'inverse des requins bouledogues !
Nous avons voulu vous montrer à travers ces deux exemples le manque de sérieux de cette association qui semble vivre dans le déni. Cela prêterait presque à rire si le contexte n'était pas si dramatique avec ces morts (cinq) et ces amputés (deux), sans compter les autres victimes, miraculées (quatre).
Leur légèreté intellectuelle, voire leur malhonnêteté, nous laisserait de glace si ces personnes n'étaient pas à la source d'une modification profonde de la gestion du littoral Ouest. Devant tant d'amateurisme et d'irresponsabilité, il est parfaitement légitime de s'interroger sur la pertinence des études préliminaires et des éléments qui ont contribué à la mise en place de la réserve marine dans sa configuration actuelle.
Nous aurions pu poursuivre aisément le démontage en règle de chacune des élucubrations figurant dans la diatribe insultante de l'association vie océane. Mais nous pensons que les lecteurs, bien plus intelligents que ce que pensent ces gens là du haut de leur suffisance, auront compris l'inutilité d'aller plus loin dans la démonstration. Nous aurons de toute façon l'occasion de revenir en détail sur chacun des points que notre tract mentionne à travers de prochaines interventions.
Notre sérieux est le gage de notre réussite et cette crise est trop grave pour se permettre d'être dans "l'interprétation". Pour le reste, notre action en justice révélera le vrai visage de certains. Nous sommes dans l'action, pas dans l'incantation.
Il ne doit pas y avoir de 6ème victime et les pouvoirs publics doivent se mobiliser immédiatement. Cette apathie est intolérable. Alors, si comme nous, vous souhaitez que quelque chose soit enfin fait pour protéger nos enfants, pour qu'on nous rende le droit inaliénable de l'accès à l'océan, et que cesse enfin cette crise qui anéantit le tourisme (10 000 annulations hôtelière au lendemain de la dernière attaque), rejoignez notre association qui ne bénéficie d'aucune subvention et compte sur la conscience et le sens des responsabilité des citoyens : www.protegeznosenfant.re et https://www.facebook.com/groups/protegeznosenfants/?fref=ts
PS : d'après Gérémy Cliff, scientifique directeur du Natal Shark Board en Afrique du Sud, les requins bouledogues apprécient particulièrement les lagons, Vie Océane va-t-elle lui prodiguer un cours et l'insulter comme elle l'a fait avec Protégez Nos Enfants ? Vie Océane pense-t-elle qu'il est normal qu'un labrador se fasse dévorer dans 30 cm d'eau et qu'un enfant échappe de peu à une attaque dramatique alors qu'il jouait sur le sable mouillé ? Que pense cette asso de la charge dont aurait été victime une plongeuse à bulles il y a quelques jours ? Quels mensonges et relativisations douteuses cette asso (...) va-t-elle encore trouver ? Vie Océane ne devrait-elle pas, compte tenu des faits récents et moins récents, faire son mea culpa et adopter profil bas ?
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