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Domaine public maritime : le Choka au cœur d'une négociation entre l'État et Saint-Paul

Ecrit par T.L. – le mercredi 12 février 2025 à 16H32

Si la préfecture a fait une requête au tribunal administratif pour contester la validité de l'AOT accordée au restaurant le Choka à Trou d'Eau, c'est sans doute pour mieux peser sur les négociations en cours avec la mairie de Saint-Paul portant sur la gestion du domaine public maritime.

Après s'être désisté de son référé demandant la suspension de l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) du restaurant le Choka, le préfet de La Réunion Patrice Latron laisse, désormais, planer le suspens sur le devenir de la requête au fond intentée par l’État. Une procédure qui, elle, a bien été maintenue.

Pour rappel, la préfecture a retiré son référé en suspension contre l'AOT du Choka, un restaurant donnant sur une plage de Trou d'Eau, moins d'une heure avant le début de l'audience prévue mardi 11 février au tribunal administratif de Saint-Denis.

Lire aussi : Le préfet se désiste en dernière minute de son référé contre le Choka

Surpris de la volte-face des services de l’État, le juge des référés n'avait pas manqué d'interroger l'avocate de la société Choka Bleu et celui de la SPL Tamarun, la société publique locale en charge de la gestion du littoral de la commune de Saint-Paul.

Sollicitée depuis plusieurs jours par Zinfos974 sur ce dossier sensible, comme tous ceux ayant trait au domaine public maritime (DPM), la préfecture nous a fait parvenir une réponse écrite ce mercredi 12 février :

L'État travaille depuis plusieurs mois avec la mairie de Saint-Paul pour améliorer la coordination de la gestion du domaine public maritime (DPM) entre l'État, la commune et la SPL Tamarun.

L'objectif est que les AOT/COT (autorisations et conventions d'occupation temporaires) attribuées aux exploitants répondent bien toutes à un cahier des charges partagé entre les trois parties.

Entre temps, dans le cadre du contrôle de légalité, l'État a constaté qu'une convention signée en 2024 entre la SPL Tamarun et un exploitant ne répondait pas totalement à cet objectif, notamment concernant la durée de la convention, ce qui l'a conduit à engager une procédure contentieuse demandant notamment à la SPL Tamarun de suspendre cette AOT.

Dans le même temps, les services de l'État et de la mairie ont convenu d'accélérer encore le travail partagé, avec l'idée d'aboutir en juin 2025, à ce qui permettra notamment de résoudre ce problème de délais.

Cet accord entre l'État et la mairie a conduit le préfet à se désister de la demande en suspension afin d'accorder un délai raisonnable pour la mise en conformité.

Il apparaît donc que le restaurant le Choka se trouve au cœur de la renégociation d'une convention établie il y a 18 ans et qui ne posait jusqu'ici pas de problème à l'Etat, selon une source proche du dossier. Mais la donne semble avoir changé désormais.

Lire aussi : Le restaurant de plage Planch'Alizé devrait être détruit dès 2025

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