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De l’endométriose suspectée à une reconnaissance de handicap : le calvaire de Roumie*

Ecrit par Sophie Fontaine – le jeudi 26 juin 2025 à 06H14

Souffrante au départ de fortes douleurs menstruations, Roumie* raconte son parcours médical, marqué par une douglassectomie, une septicémie et plusieurs opérations. Elle vit aujourd’hui avec des douleurs persistantes et a été reconnue handicapée.

Roumie* souffre, comme de nombreuses femmes, de fortes douleurs au ventre pendant ses règles. En 2014, elle est adressée à un professeur en gynécologie, qui pose un diagnostic d’endométriose.

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Le traitement hormonal prescrit n’améliorant pas son état de santé, une intervention chirurgicale est programmée pour retirer des kystes supposés liés à l’endométriose. À son réveil, " les douleurs sont extrêmes ", décrit-elle. Selon Roumie, le praticien lui aurait alors indiqué qu’il n’y avait pas d’endométriose visible et qu’il aurait choisi de remonter l’utérus dans l’objectif de soulager les douleurs.

Selon les documents médicaux qu’elle affirme avoir consultés, Roumie a également subi une douglassectomie. Elle raconte avoir ressenti de fortes douleurs après sa sortie de l’hôpital, ce qui l’a conduite à être réhospitalisée.

Victime d’une septicémie, elle subit alors une seconde opération en urgence.

Les douleurs, qu’elle compare à “ des plaies sur lesquelles on verse de l’alcool “, “ des coups de poignard “, la sensation d’avoir “ un poids constant dans le ventre “ ou encore “ les intestins broyés “ , persistent. Elle est réopérée à deux reprises dans un autre établissement.

Par la suite, une hystérectomie lui est proposée, mais elle refuse et décide de consulter des spécialistes dans l’hexagone. Selon ce qu’elle rapporte, ces derniers lui annoncent qu’elle n’est plus opérable.

Roumie est aujourd’hui reconnue handicapée.

Si je n’avais pas eu mes enfants, mon mari, mes amis, je ne pense pas que je serais encore là. J’aurais arrêté le calvaire bien avant “, confie-t-elle.

*Noms d'emprunts

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