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Conflits sociaux : le préfet appelle à la médiation à Bois-Rouge et chez les transporteurs

Ecrit par N.P. – le mercredi 24 septembre 2025 à 17H04

Patrice Latron a demandé à la DEETS de tenter de dénouer le blocage à l’usine de Bois-Rouge. Concernant les transporteurs, il conditionne toute médiation à une demande formelle des donneurs d’ordre, qui avaient boycotté une précédente réunion sur la charte de bonnes pratiques organisée par l'Etat.

Face aux tensions sociales qui s’accumulent, le préfet de La Réunion tente d’apporter des réponses. Patrice Latron a annoncé avoir demandé à la DEETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) de mener une médiation dans le conflit qui paralyse l’usine de Bois-Rouge. Depuis mardi, le mouvement initié par la CGTR a mis à l’arrêt la campagne sucrière dans l’Est et le Nord.

Les grévistes réclament l’instauration d’un 14ᵉ mois, dénonçant une perte de pouvoir d’achat et une pénibilité accrue cette année. La fermeture dominicale, liée à une réorganisation des livraisons, représente selon eux jusqu’à 600 euros en moins sur leur salaire mensuel. Si des négociations annuelles obligatoires ont été validées en juin, la CGTR refuse de signer, estimant que les augmentations consenties sont dérisoires au regard des bénéfices de Téréos. Le syndicat a reçu le soutien de plusieurs responsables agricoles, même si la FDSEA juge leurs revendications « immorales » et appelle l’État à intervenir pour débloquer la situation.

Lire aussi : La campagne sucrière reste à l’arrêt dans l’Est

Dans le même temps, la mobilisation des transporteurs reste tendue. Réunis mercredi matin devant l’usine Teralta au Port, Jean-Gaël Rivière (FNTR) et Vianney Setama (intersyndicale) ont fixé un ultimatum en exigeant une médiation « d’ici ce soir, peu importe l’heure ». Faute de réponse, ils menacent de durcir leurs actions. Les discussions menées en début de semaine à la Chambre de commerce s’étaient soldées par un échec après quatre heures de débats sans accord. En toile de fond, la charte de bonnes pratiques signée en juillet mais restée lettre morte selon les grévistes. Les transporteurs dénoncent des tarifs en recul depuis plus de dix ans, quand les coûts d’investissement ont explosé.

Lire aussi : Grève des transporteurs : un ultimatum posé pour une médiation dès aujourd'hui, sinon...

Le préfet de La Réunion dit se tenir prêt à recevoir les acteurs du secteur, mais à une condition : qu’une demande explicite émane des donneurs d’ordre. Ces derniers avaient "boycotté", indique la préfecture, la réunion sur la charte de bonnes pratiques organisée par l’État la semaine dernière et à laquelle participaient les entreprises de transport.

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