Grève des transporteurs : un ultimatum posé pour une médiation dès aujourd'hui, sinon...

Devant l’usine Teralta au Port, les transporteurs ont tenu ce mercredi matin une conférence de presse. Jean-Gaël Rivière, président de la FNTR, et Vianney Setama, porte-parole de l’intersyndicale, exigent la tenue d’une réunion de médiation « d’ici ce soir, peu importe l’heure », faute de quoi le mouvement pourrait se durcir.
La mobilisation s’installe dans la durée et le ton monte. Ce mercredi matin, l’intersyndicale des transporteurs a organisé une conférence de presse devant l’usine Teralta au Port. Jean-Gaël Rivière, président de la FNTR, a pris la parole en posant un ultimatum clair : « On veut une réunion de médiation d’ici ce soir, peu importe l’heure. » Le responsable avertit que, sans avancée, les blocages déjà en place se renforceront. Comment et sous quelle forme ? Impossible à dire pour le moment.

Ce point presse fait suite à l'échec des négociations qui se sont déroulées en début de semaine à la CCIR. Après quatre heures d’échanges, aucun accord n’avait été trouvé, poussant les transporteurs à maintenir leurs barrages et à appeler d’autres corporations à rejoindre le mouvement. En toile de fond, la charte de bonnes pratiques signée en juillet et censée rééquilibrer les relations économiques dans le secteur mais qui n’avait pas été respectée, selon les grévistes. La situation restait tendue, avec la menace d’un durcissement de la mobilisation et l’inquiétude croissante des acteurs économiques face aux blocages.
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C'est aussi une réponse à la sortie médiatique par communiqué de l'Unicem. « Écoutez, on est très en colère en ce moment, les transporteurs sont remontés par le comportement de l’Unicem et on va monter crescendo. Je ne vais pas vous dévoiler notre plan tout de suite, mais on va intensifier nos actions au fur et à mesure. Entre lundi et aujourd’hui, plusieurs centrales ont déjà été bloquées, de grosses entreprises ont été totalement arrêtées et nous attendons désormais un retour positif de l’Unicem », rappelle Jean-Gaël Rivière
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Situation intenable pour la profession
À ses côtés, Vianney Setama, porte-parole des transporteurs, dénonce une situation devenue intenable pour la profession, avec des tarifs de transport en recul depuis plus de dix ans alors que les coûts explosent. Selon lui, « une journée de camion payée 500 euros il y a dix ans est aujourd’hui rémunérée à peine 390 euros », alors que le prix des véhicules a bondi au-delà de 230.000 euros (160.000 euros en moyenne il y a dix ans).
L’intersyndicale réclame désormais deux mesures : la création d’une base de négociation pour permettre à chaque transporteur de renégocier ses contrats, et une grille tarifaire unique applicable à tous les types de camions. « Nous ne lâcherons rien », a insisté le porte-parole, évoquant une mobilisation grandissante : « On était une dizaine de camions au départ, on est désormais près de 80. »
Tout en assurant ne pas vouloir pénaliser la population, les transporteurs préviennent qu’ils bloqueront « site par site » si aucune réponse ne leur est donnée dans la journée. L’issue dépend désormais de la réaction des autorités.


