Bruno Retailleau : après le passage de Chido, il faudra "des jours et des jours" pour établir un bilan humain

Après le passage du cyclone meurtrier Chido, Mayotte déplore déjà 14 morts et redoute un bilan bien plus lourd. Présent à Mamoudzou, Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l’Intérieur, souligne qu’"il faudra des jours et des jours" pour évaluer l’ampleur des pertes humaines et des dégâts matériels.
Mayotte panse ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Chido qui a frappé l'archipel avec une violence inédite samedi. Alors que les secours s'organisent, le préfet de l'île évoque la possibilité de "plusieurs centaines, voire des milliers de morts". Ce lundi, le bilan provisoire fait état de 14 victimes. Présent à Mamoudzou, Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l’Intérieur, souligne à nos confrères de BFMTV, qu’"il faudra des jours et des jours" pour évaluer l’ampleur des pertes humaines et des dégâts matériels.
Prévenir les maladies
Face à l’urgence, Emmanuel Macron a convoqué une réunion de crise à l’Élysée ce soir à 18h. Le gouvernement s'engage à déployer des moyens sanitaires et logistiques pour répondre aux besoins des sinistrés. Geneviève Darrieussecq, ministre démissionnaire de la Santé, a annoncé une "veille sanitaire forte" à travers tout l’archipel. "Nous déploierons des moyens pour venir en soutien d'une éventuelle épidémie qui aujourd'hui n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle affirmé. L’objectif est notamment de prévenir des maladies contagieuses liées à la consommation d’eau polluée ou d’aliments avariés.
Dans ce contexte de crise humanitaire, les habitants de Mayotte attendent des réponses concrètes et rapides. L’aide internationale pourrait également être sollicitée dans les prochains jours pour renforcer les capacités locales. Mais sur place, la priorité reste l’évaluation des besoins et la mise en sécurité des populations les plus vulnérables.


