Audrey Fontaine : "Mairie de Saint-Paul : le bateau fou"

Sa vaine stratégie de diversion qui consiste à gonfler l’ordre du jour du conseil municipal en y inscrivant pas moins de 54 affaires n’y changera rien.
Après le chaos il reste les ruines : démissions, arrêts-maladie et burn-out en cascade. Que fait le Maire de Saint-Paul face à la dégradation de la qualité de vie au travail et du service public ? Il nomme un “médiateur” et demande la prise en charge de ses frais d’avocats pour "sa mise en cause pour des faits de dissimulation des cas de harcèlements moral et sexuel au sein de la collectivité" (Affaire n°54).
Organiser sa défense avec l’argent du contribuable c’est son droit, mais qu’a-t-il prévu pour protéger ses agents ? Il devrait plutôt appliquer la loi qui exige depuis 2020 la mise en place d’un dispositif de signalement pour les cas de harcèlements au travail. Ce décalage entre le discours et les actes est d’autant plus choquant que sa majorité compte dans ses rangs deux ambassadrices de la lutte contre les violences faites aux femmes dont l’association phare invitait le 1er mai dernier je cite: “à rester vigilants face à la réalité du monde du travail pour les femmes: sexisme, harcèlement...” (Union pour les Femmes Réunionnaises, post Facebook du 1er mai 2022).
Comment une Mairie de plus de 100 000 habitants et 3000 employés peut-elle fonctionner sans Directrice Générale des Services, sans Directrice des Ressources Humaines, sans Directrice de la Communication, sans Direction du Service Juridique, sans Responsable du service foncier, sans Responsable de la Restauration Scolaire, sans 1er adjoint délégué à l’aménagement et à l’urbanisme en charge de dossiers importants ?
Cette gouvernance calamiteuse et solitaire du Maire entraîne de graves dysfonctionnements. A l’image de l’affaire n°10 qui demande au conseil municipal de régulariser et valider après coup une décision prise par le Maire sans autorisation préalable ni délégation accordée ou bien encore les affaires 29 et 30 qui font fi de la réglementation en
matière d’urbanisme et de sécurisation des activités nautiques.
S’agissant du financement des associations on remarque là encore l’accompagnement très soutenu de la Mairie d’une structure d’insertion en particulier présidée il y a peu encore par une adjointe de la majorité également élue au TCO (affaire 21).
L’absence de cap et de capitaine, l’idéologie démagogique « du tout gratuit » ont atteint leurs limites. Les finances de la commune sont dans le rouge, obligeant le conseil municipal à voter une fois de plus des ajustements budgétaires (Affaires 50 et 51). Saint Paul bateau fou, Monsieur le Maire oussa ou râle à nous ?


