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Anticor : Jean-Emile de Bollivier démissionne en dénonçant des dérives internes

Ecrit par L.G. – le mardi 14 avril 2026 à 13H39
Jean-Emile De Bolliviers démissionne d'Anticor

Longtemps figure d'Anticor à La Réunion, Jean-Emile de Bollivier annonce sa démission, pointant des dysfonctionnements internes et des propos jugés discriminatoires envers l’Outre-mer. Il évoque une rupture avec les valeurs de l’association.

Un nouveau départ fragilise l’association anticorruption Anticor, association fondée en 2002 pour lutter contre la corruption et rétablir l'éthique en politique. Jean-Emile de Bollivier, co-référent du groupe local 974, annonce sa démission de ses fonctions d’administrateur, dénonçant un décalage croissant entre les valeurs portées par l’organisation et son fonctionnement interne.

Dans un message adressé aux adhérents, il affirme que sa décision est « réfléchie et assumée », et repose sur un constat clair : « je ne suis plus en accord avec l’attitude du bureau actuellement en place, ni avec certaines positions exprimées par des membres du Conseil d’administration ».

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Le désormais ancien administrateur décrit une série de dysfonctionnements observés depuis plusieurs mois. Il évoque « des engagements répétés, notamment envers l’Outre-mer, qui ne sont pas suivis d’effets », mais aussi « des dossiers qui stagnent, parfois pendant près d’un an, sans traitement réel ».

Il déplore également « un fonctionnement interne manquant de transparence et de concertation » ainsi qu’« un pilotage privilégiant les discours aux actes concrets ». Plus largement, il critique un climat interne tendu, où certaines prises de position seraient disqualifiées : « une disqualification du débat interne, notamment lorsque des critiques professionnelles sont qualifiées de “virilistes” ».

« Je refuse toute tentative de disqualification du débat par ce procédé », insiste-t-il.

Des propos jugés discriminatoires envers l’Outre-mer

Au-delà de ces critiques, Jean-Emile de Bollivier met en avant un point qu’il qualifie d’« inacceptable ». Il affirme que la présence de représentants ultramarins au sein du conseil d’administration, « notamment la mienne, a été critiquée sous prétexte qu'elle “coûterait cher” à l’association ».

Des propos qu’il juge révélateurs de préjugés persistants : « Nous, Domiens, n’acceptons plus ce type de propos ». Selon lui, ces déclarations traduisent « une vision encore trop souvent marginalisante de nos territoires » et sont « dans leur logique, discriminatoires ».

Il dénonce également une forme d’incohérence : « On ne peut, d’une part, afficher une volonté d’ouverture vers l’Outre-mer […] et de l’autre, tenir ou laisser circuler ce type de discours ».

Face à ces constats, l’ancien administrateur affirme ne plus se reconnaître dans l’organisation : « Je ne me reconnais plus dans ce mode de fonctionnement ». S’il réaffirme son attachement aux valeurs fondatrices d’Anticor - « lutte contre la corruption, justice et intérêt général », il estime que celles-ci doivent également s’appliquer en interne.

« C’est pour cette raison que j’ai décidé de quitter mes fonctions », conclut-il, tout en assurant que « mon engagement, lui, continue - autrement ».

Etiquettes : AntiCor

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