Cyberharcèlement contre Léa Fontaine : la LDH Réunion dénonce des attaques « inacceptables »

La Ligue des droits de l’Homme à La Réunion apporte son soutien à la judokate Léa Fontaine, visée par des attaques sur son apparence physique après sa victoire à Lausanne. L’association appelle les responsables politiques, sportifs et institutionnels à condamner fermement ces agissements.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) à La Réunion monte au créneau après les attaques et les messages de cyberharcèlement visant Léa Fontaine. La championne réunionnaise a été prise pour cible sur les réseaux sociaux à la suite de sa victoire à Lausanne, notamment en raison de son apparence physique.
Dans un communiqué daté du mardi 8 septembre, l’association exprime sa « profonde indignation » et qualifie ces propos d’« injustes » et d’« inacceptables ». Pour la LDH, ces attaques dépassent le seul cas de la sportive et témoignent d’une dérive plus large consistant à juger, dénigrer ou humilier une personne sur son apparence ou ses caractéristiques personnelles.
« La liberté d’expression ne saurait justifier de tels comportements lorsqu’ils portent atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux d’autrui », souligne l’organisation.
« Derrière les écrans, les mots ne sont pas sans conséquences »
La LDH Réunion rappelle que l’apparence physique figure parmi les critères de discrimination reconnus par la loi, au même titre notamment que l’origine, le sexe, l’état de santé, le handicap, l’âge, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Lorsqu’ils répondent aux critères prévus par la législation, de tels agissements peuvent faire l’objet de sanctions pénales.
L’association alerte également sur les conséquences particulières du cyberharcèlement, dont les contenus peuvent se propager rapidement et rester durablement accessibles. « Derrière les écrans, les mots ne sont pas sans conséquences : ils peuvent atteindre profondément la dignité, l’intégrité et la vie personnelle de celles et ceux qui en sont victimes », insiste-t-elle.
La LDH adresse son soutien à Léa Fontaine ainsi qu’à sa famille. Elle estime que les performances de la championne doivent constituer « une source de fierté pour La Réunion » et non servir de prétexte à des attaques personnelles.
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L’organisation appelle enfin les responsables politiques, éducatifs, sportifs, associatifs et institutionnels à condamner clairement ces pratiques et à renforcer les actions de prévention contre la haine, les discriminations et le harcèlement.
« Aucune personne ne doit être humiliée, discriminée ou harcelée en raison de ce qu’elle est ou de son apparence », conclut la LDH Réunion.


