Cyberattaque contre la DGFiP : qui se cache derrière "ZeroBytes", le groupe associé au vol massif de données ?

Une motivation avant tout financière, selon ZeroBytes. Associé au vol massif de données de la DGFiP, le groupe s'est exprimé sur ses activités et affirme avoir déjà vendu des données pour plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Après le vol massif de données ayant touché la Direction générale des finances publiques (DGFiP), le profil de ZeroBytes, associé à l'attaque, se précise. Selon les éléments rapportés par La Dépêche, derrière ce pseudonyme se présenterait un duo de Français déjà connu dans le milieu des cyberattaques. Aucun élément ne permet toutefois d'établir leur véritable identité.
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Le groupe n'affiche pas de revendication politique ou idéologique. Interrogés par l'AFP sur leurs motivations, ses membres répondent : "pour l'argent, j'imagine."
Une motivation financière également assumée auprès de BFMTV. Contacté via une messagerie chiffrée, ZeroBytes affirme avoir déjà vendu des données pour plusieurs dizaines de milliers d'euros. Sur X, le groupe laisse entendre qu'il ne dispose pas uniquement de données fiscales et évoque également des informations accessibles aux "plus petits budgets".
"Leur service était mal sécurisé, c'est tout"
Interrogé par BFMTV sur ces intrusions, ZeroBytes ne fait pas état de regrets et met plutôt en cause le niveau de sécurité des services visés."Leur service était mal sécurisé, c'est tout", répond le groupe.
Interrogé par La Dépêche, l'expert en cybersécurité Baptiste Robert envisage le profil de jeunes hackers pouvant agir depuis chez eux et également en quête de reconnaissance. La démocratisation de certains outils faciliterait désormais le passage à l'acte : "Aujourd'hui, grâce à l'IA, avec un petit peu de curiosité et beaucoup de temps, c'est tout à fait possible de s'attaquer à ce genre de site", explique-t-il.
Plusieurs attaques déjà revendiquées
ZeroBytes avait auparavant affirmé être à l'origine de piratages visant Intermarché et la Fédération française de handball, avec des données qui auraient ensuite été proposées sur des forums du dark web.
Le groupe a également revendiqué des attaques contre un grand opérateur téléphonique français et un groupe hôtelier, sans confirmation de ces deux piratages.
Quant au choix de ses cibles, ZeroBytes affirme privilégier les organisations françaises parce qu'elles seraient "plus faciles à pirater". Le groupe a également laissé entendre qu'il comptait poursuivre ses activités.
À la suite du piratage de la DGFiP, une enquête a été ouverte notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs".


