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Dans la même cellule que son co-mis en examen à Domenjod : libéré, le trafiquant présumé retourne finalement en détention

Ecrit par S. G. – le dimanche 3 mai 2026 à 14H52
Le centre pénitentiaire de Saint-Denis

Alors qu’il avait obtenu sa remise en liberté après quatorze mois de détention provisoire et son placement par erreur dans la même cellule que son complice présumé, un Dionysien soupçonné de trafic de cocaïne est retourné en prison après appel du parquet.

Il n’aura regoûté à la liberté que deux petites semaines. Libéré sous bracelet électronique sur décision du juge des libertés après 14 mois de détention provisoire, un Dionysien soupçonné d’être à la tête d’un réseau d’importation de cocaïne avait vu le parquet contester cette décision.

Trois mois avec son complice présumé

Le JLD avait entendu les arguments présentés par sa défense, alors que l’homme avait produit un contrat de travail et une adresse de résidence. De plus, le magistrat avait tenu compte du fait que le dossier d’instruction n’avançait plus depuis un certain temps, mais aussi que l’un des motifs du maintien en détention, à savoir d’empêcher la concertation avec un autre suspect du dossier était devenu inopérant.

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En effet, il était apparu à l’audience que le trafiquant présumé s’était retrouvé, par erreur, dans la même cellule que son co-mis en examen, et ce pendant près de trois mois.

Décision "hasardeuse" pour le parquet général

Pour autant, le parquet général avait fait appel de cette remise en liberté, jugeant la décision du JLD « hasardeuse » compte tenu des enjeux du dossier. Devant la chambre de l’instruction, l’avocate générale avait réclamé le retour en prison du suspect, en raison du risque de concertation avec d’autres protagonistes, de pression sur les témoins et de réitération des faits.

L’homme avait effectivement déjà été condamné pour des faits similaires par le passé, et encourt de ce fait 20 ans de prison dans ce nouveau dossier.

Alors que la défense avait plaidé pour le maintien du mis en examen sous bracelet électronique, la chambre de l’instruction, dans un arrêt daté du mardi 28 avril, a donné raison au ministère public et ordonné son retour en détention, mis à exécution dès le lendemain.

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