400 grammes de cocaïne : un point de deal démantelé, trois jeunes hommes condamnés

Ce vendredi 24 avril, lors de l’audience de comparution immédiate, trois jeunes Portois étaient soupçonnés d’être impliqués dans un trafic de cocaïne, après la saisie de 400 grammes de poudre blanche lors d'une perquisition.
En début de semaine, les policiers du Port ont mis à jour un trafic de cocaïne, disposant d’un point de deal actif. Trois personnes ont été interpellées, suspectées d’être impliquées dans ce réseau.
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On parle ici d’un peu plus de 400 grammes de cocaïne découverts au domicile de l’un des trois hommes. Ce vendredi, deux d’entre eux devaient répondre de leurs actes au tribunal. Un troisième a été interpellé un peu plus tard.
Environ 60 000 euros de bénéfices estimés
Le point de départ de cette affaire est un courrier anonyme, qui dénonce une activité liée à un trafic de stupéfiants dans une résidence du Port. Un lieu est nommé et des noms sont cités.
Lors des perquisitions, on retrouve chez l’un d’entre eux plus de 400 grammes de cocaïne pour une valeur estimée à environ 60.000 euros. Aussi, les auditions ont permis de détacher le rôle de chacun dans cette affaire.
D’abord, Maël L., qui s’occupe du point de vente : chez sa sœur, qui le loge, les clients sonnent et peuvent acheter la marchandise. Il va déclarer pouvoir faire plus d’une dizaine de clients par jour.
Mathéo B. avait, lui, un rôle de rabatteur. Consommateur actif, il participait à préparer les pochons contenant le produit stupéfiant.
Ces deux-là pointent du doigt Benjamin S. comme leur fournisseur de produits. Dimanche 19 avril, il aurait encore une fois effectué une livraison.
Une version qui diffère
Lors de leur première prise de parole, Maël L. et Mathéo B. vont s’exprimer pour mettre hors de cause Benjamin S. Ils expliquent qu’ils n’ont reçu de lui qu’une seule livraison, celle du dimanche.
Ce dernier abonde dans ce sens : selon lui, ce fameux dimanche, Benjamin S. a reçu un sachet plastique d’un inconnu, qui lui a intimé de le livrer à une adresse précise. Cette version, bien différente de celle donnée en audition, a le don d’agacer le président du tribunal.
Les trois Portois ont expliqué s’être lancés dans ce trafic pour des raisons pécuniaires.
Quand le tribunal leur demande avec qui ils se fournissent, c’est le silence. Les co-auteurs craignent des représailles envers leurs familles.
Une entrée "par la grande porte" dans la délinquance
Le ton est donné par la procureure dès le début de son réquisitoire : "Quand on se lance dedans, la contrepartie, c’est de porter ses couilles". Elle déplore les versions divergentes des trois jeunes hommes.
Le ministère public rappelle que quand on s’implique dans un trafic de cocaïne, un "contrat" est placé sur la tête des proches. Concernant Maël L., primo-délinquant, elle requiert une peine de 4 ans d’emprisonnement dont 1 an assorti d’un sursis probatoire et 5.000 euros d’amende. La procureure déplore une "entrée par la grande porte" dans la délinquance.
À l’encontre de Mathéo B., consommateur chevronné de poudre blanche et rabatteur, elle requiert 3 ans d’emprisonnement dont 2 ans assortis d’un sursis probatoire. Pour Benjamin S., 5 ans d’emprisonnement et 10.000 euros d’amende.
Après délibération, le tribunal condamne Mathéo B. à 3 ans d’emprisonnement, dont 18 mois avec un sursis probatoire. 3 ans d’emprisonnement dont 1 an avec sursis probatoire pour Maël L., sans compter les 3.000 euros d’amende, et enfin 4 ans d’emprisonnement et 5.000 euros d’amende pour Benjamin S.


