De nombreuses accusations, mais pas de preuves : Annielle Payet perd son recours contre l’élection d’Olivier Rivière à Saint-Philippe

Le tribunal administratif a rejeté ce vendredi la protestation électorale d’Annielle Payet, la candidate soutenue par la gauche aux municipales de Saint-Philippe. Aucun des nombreux moyens présentés par l’élue d’opposition n’a été retenu par les magistrats.
Recrutements opportunistes, utilisation d’un drone communal pour sa campagne, détournement de fonds publics ou encore promotion de deux agents du SDIS inscrits sur sa liste : Annielle Payet ne manquait pas d’arguments pour contester la victoire au premier tour d'Olivier Rivière, le maire sortant de Saint-Philippe.
Ce sont les preuves qui faisaient défaut à l’élue d’opposition, au regard du jugement rendu par le tribunal administratif ce vendredi 19 juin. Sur la vingtaine de moyens invoqués dans sa requête pour faire annuler le scrutin, aucun n’a trouvé grâce auprès des magistrats.
Ainsi, faute d’éléments tangibles sur les noms des électeurs ou les bureaux de vote concernés, la présence de 257 procurations ne peut constituer à elle seule une preuve de fraude. Quant à l’embauche de contrats PEC qu’elle dénonce, ils ont été recrutés une fois les financements accordés par l’État, comme partout dans l’île.
L'ombre du CCAS plane sur le scrutin, selon Annielle Payet
Selon le jugement, Annielle Payet « ne conteste pas davantage utilement les observations en défense de M. Olivier Rivière selon lesquelles les recrutements d’agents sur des emplois à temps plein et des agents de recensement sont intervenus afin de satisfaire les besoins de la collectivité et procéder à la titularisation d’agents contractuels imposées par le code général de la fonction publique territoriale, non plus que la pertinence des tableaux produits par M. Rivière selon lesquels, entre septembre 2025 et février 2026, le nombre d’agents de la commune est passé de 383 à 356, avec une baisse régulière sur la période, et que le nombre de PEC est à son niveau le plus bas en février 2026 (64) contre plus de 80 auparavant ».
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La candidate battue reprochait aussi au maire sortant d’avoir organisé une manifestation pour la Journée de la femme sous l’égide du CCAS, ou encore d’avoir participé à l’événement "Ludiq Seniors" mis en place par ce même CCAS.
« Toutefois, au soutien de ses allégations, Mme Annielle Payet ne produit aucun élément d’information concernant la date et les modalités du déroulement de ces évènements, et notamment concernant les propos tenus par M. Olivier Rivière », relèvent les magistrats dans leur décision, en précisant que rien n’interdit au maire d’exercer sa fonction de président du CCAS pendant la campagne électorale.


