Contrats PEC retirés : Serge Hoareau règle ses comptes avec la Région et son opposante

Le maire de Petite-Île, Serge Hoareau, sort de sa réserve après le retrait de 10 contrats PEC destinés au Pays Touristique du Sud Sauvage. Il accuse directement son opposante municipale Lorraine Nativel d’avoir provoqué cette décision lors de la commission permanente de la Région.
La colère est assez rare pour être remarquée. Serge Hoareau hausse le ton après une décision de la commission permanente de la Région, réunie ce vendredi 19 juin sous la présidence d’Huguette Bello.
En cause : le retrait de 10 contrats PEC qui devaient être attribués au Pays Touristique du Sud Sauvage pour l’entretien de plusieurs sites touristiques de Petite-Île, dont le Domaine du Relais, le Vivier et le Sentier des Agriculteurs.
Dans un communiqué particulièrement offensif, le maire de Petite-Île affirme que cette décision a été prise « à la demande expresse » de Lorraine Nativel, deuxième vice-présidente de la Région et élue d’opposition dans sa commune.
Des sites touristiques privés de moyens humains
Selon Serge Hoareau, ces contrats permettent d’assurer l’entretien de sites très fréquentés à Petite-Île. Il rappelle que le Pays Touristique du Sud Sauvage contribue depuis plus de trente ans à l’entretien et à la valorisation de ces espaces, notamment grâce aux contrats emplois verts de la Région.
Le motif avancé pour retirer ces contrats serait, selon le communiqué, que ces emplois n’auraient pas vocation à assurer l’entretien des sites et du Sentier des Agriculteurs. Une justification que le maire juge « pour le moins surprenante ».
Serge Hoareau y voit une décision pénalisante pour la commune, les habitants, les salariés concernés et l’association PTSS.
Lorraine Nativel directement visée
Le maire réserve ses critiques les plus dures à Lorraine Nativel. Il accuse son opposante municipale de privilégier « une logique revancharde et d’opposition systématique » au détriment de l’intérêt général.
Selon lui, au lieu de défendre les besoins de Petite-Île au sein de l’institution régionale, l’élue aurait contribué à fragiliser une action utile à la population et aux acteurs locaux.
« Lorsqu’on prétend agir pour son territoire, on le défend ; on ne le pénalise pas », écrit Serge Hoareau, qui estime que les habitants sont en droit de s’interroger sur cette décision et sur ses motivations.
Un coup de colère politique
Dans son communiqué, Serge Hoareau parle d’une « sanction injuste » contre Petite-Île. Il estime que cette décision prive le territoire de moyens humains nécessaires pour entretenir des espaces participant à l’attractivité touristique de la commune, mais aussi au vivre-ensemble et à la tradition du pique-nique dominical.
Le maire dénonce également un « comportement archaïque » et un « retour en arrière », en contradiction selon lui avec les valeurs portées par Lorraine Nativel lors des dernières élections municipales.
« Petite-Île mérite mieux que des postures politiques », affirme Serge Hoareau, qui appelle à défendre les intérêts de la population plutôt qu’à alimenter les oppositions locales.


