Opération escargot : un convoi est arrivé au rond-point de Gillot

Parti de plusieurs points de l’île ce lundi matin, le convoi de professionnels mobilisés contre la hausse des carburants a convergé dans un premier temps vers le rond-point de Gillot, marquant une nouvelle étape dans une mobilisation appelée à durer. Ensuite, les grévistes veulent se rendre devant la Région.
La mobilisation est entrée dans le dur ce lundi. Après des départs coordonnés depuis Saint-Benoît, l'Ouest ou encore Saint-Pierre, un premier convoi a atteint le rond-point de Gillot, aux abords de l’aéroport Roland-Garros, point névralgique de circulation dans le Nord. Ensuite, les différents convois doivent se retrouver devant la Région, mais aussi au Butor et à Champ-Fleuri. Une étape symbolique pour cette grève illimitée lancée par une large plateforme intersyndicale, qui entend peser sur les discussions avec l’État et les collectivités.
Lire aussi : Carburant à La Réunion : opérations escargots ce lundi 13 avril
À l’origine du mouvement, l’Union professionnelle de défense des entreprises réunionnaises, qui fédère une mosaïque d’acteurs économiques : ambulanciers, agriculteurs, infirmiers libéraux, transporteurs, taxis, professionnels du BTP ou encore indépendants. Une mobilisation transversale, revendiquée comme inédite, et qui concernerait près de 8 000 entreprises sur l’île. « Ce n’est pas une lutte de transporteurs, mais une bataille pour l’ensemble des entreprises réunionnaises », martelaient les organisateurs la semaine dernière.
Dans le viseur : la flambée des prix du carburant, jugée insoutenable. En quelques semaines, le gazole est passé de 1,25 € à 1,54 €, avant d’enregistrer une hausse brutale de 52 centimes au 1er avril. Une trajectoire qui met sous pression des professionnels déjà fragilisés, contraints d’arbitrer entre leurs charges, les salaires et le coût du carburant.
Face à cette situation, des discussions ont bien eu lieu la semaine dernière avec les autorités. L’État et la Région ont avancé certaines propositions pour amortir le choc, mais celles-ci sont jugées insuffisantes et trop temporaires par les représentants des professionnels. Après concertation, l’intersyndicale a donc décidé de durcir le ton.
Lire aussi : Crise des carburants : la Région confirme sortir le chéquier pour éviter l’explosion des prix


