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Mort de Quentin Déranque à Lyon : neuf suspects interpellés, dont un collaborateur parlementaire LFI

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 18 février 2026 à 06H44
Capture d'écran France Info.

Neuf personnes ont été interpellées mardi dans l’enquête sur la mort de Quentin Déranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, tué à Lyon (Rhône) lors de violences survenues cinq jours plus tôt. L’information a été confirmée à l’AFP par le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, qui n’a pas souhaité s’exprimer davantage à ce stade.

Parmi les personnes interpellées figure Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député La France insoumise Raphaël Arnault.

Les interpellations ont été menées par les enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale (DCT), après plusieurs jours d’auditions de témoins et l’exploitation de vidéos et de données téléphoniques. Cinq personnes ont été interpellées mardi après-midi, puis quatre autres dans la soirée.

L’enquête a été requalifiée en “homicide volontaire”, “violences aggravées” et “association de malfaiteurs”.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, six des neuf personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir participé directement aux violences ayant conduit à la mort de Quentin Déranque. Trois autres sont suspectées d’avoir apporté un soutien.

Des suspects liés à l’ultragauche

Toujours selon des sources proches du dossier, certains suspects identifiés sont liés à la mouvance de l’« ultragauche ». Plusieurs d’entre eux sont présentés comme d’anciens membres de la Jeune Garde, un collectif antifasciste fondé par Raphaël Arnault et dissous en juin 2025.

Selon le Figaro, les suspects sont identifiés, pour six d’entre eux au moins, comme d’anciens membres du mouvement d’ultragauche de la Jeune Garde.

Lire aussi : Mort d’un militant nationaliste à Lyon : un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault suspendu

Les personnes interpellées sont sept hommes et deux femmes, tous âgés d’une vingtaine d’années. Elles ont été arrêtées dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l’Aisne.

Réactions politiques après les interpellations

Sur le réseau social X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi : “Ce soir, un assistant parlementaire d’un député LFI a été interpellé. Sans présager de la suite de l’enquête et sans attenter à la présomption d’innocence, je redis que oui, le ménage doit être fait dans vos rangs. Et vite.”

De son côté, le député insoumis Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé une procédure pour mettre fin au contrat de son collaborateur. “Mon collaborateur Jacques-Élie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires. Dès hier, avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat. À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités”, a-t-il écrit sur X.

LFI dénonce des accusations infondées

La France insoumise a vivement contesté toute responsabilité dans cette affaire. Lors d’une conférence à Paris, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : “Nous n’acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le Premier ministre.”

À l’Assemblée nationale, la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a affirmé : “Aucun insoumis n’est impliqué, ni de près, ni de loin, dans ces violences”, selon des propos rapportés par Libération.

Lire aussi : Pierrot Dupuy : "la mort du jeune Quentin arrive au pire moment pour LFI !"

À droite, à l’extrême droite et au sein d’une partie de la gauche, certains responsables politiques évoquent une “responsabilité” de La France insoumise, qualifiée de “morale” ou “organique”, en raison notamment de la proximité passée du mouvement avec la Jeune Garde. Des accusations que le mouvement conteste.

D’autres interpellations possibles

Selon le procureur de la République de Lyon, l’enquête se poursuit et d’autres interpellations pourraient encore intervenir dans les prochains jours.

Etiquettes : LFI | Lyon

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