Saint-Joseph : pour une histoire de ménage, le colocataire va vivre un cauchemar

Trois jeunes hommes étaient jugés pour avoir tabassé, vidé le compte en banque et obligé le colocataire de l'un d'eux à détruire les preuves. Ils écopent de peines de 6 à 9 mois de prison avec sursis.
Le 29 janvier dernier, Handy, qui vit dans un logement social pour jeunes en difficulté, reproche à son colocataire de ne pas faire le ménage, alors que c'est l'une des obligations données par le bailleur social. Le ton monte entre les deux. Si Handy ne fait clairement pas le poids physiquement face à son colocataire, son ami Julien, présent à ce moment-là, est largement plus costaud.
Ce dernier intervient dans l'embrouille et se met à frapper la victime, à la traîner au sol et à l'étrangler. Durant toute la nuit, les deux hommes vont le frapper et l'obliger à rester dans sa chambre. Julien exige la carte bleue du colocataire ainsi que son code. Dès le lendemain à 5 h, il effectue un premier retrait. En deux jours, il vide le compte à hauteur de 714 euros.
Il va jusqu'à brûler le certificat médical
Entre-temps, la victime est allée voir un médecin, qui lui a prescrit deux jours d'ITT, afin d'aller porter plainte. Lorsqu'il ose enfin rentrer dans l'appartement, un troisième protagoniste est présent. Sébastien, qui n'était pas là le soir des faits, va brûler le certificat médical. La victime dépose plainte le lendemain et les trois jeunes hommes sont interpellés.
Handy explique que le ton est monté parce que la victime ne faisait jamais le ménage et qu'ils devaient avoir une visite du bailleur social prochainement, ce qui risquait de leur faire perdre le logement. Julien explique qu'il a frappé parce qu'il voulait défendre son camarade et que la victime “faisait trop son caïd”. Enfin, Sébastien affirme qu'il était venu pour “éviter que ça se reproduise. J'ai de l'empathie pour lui, mais à force de faire ses histoires, il m'énervait.”
N'ayant aucune condamnation, Handy et Sébastien sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis simple. De son côté, Julien, qui a porté les coups, est sous le coup d'un sursis pour un vol en 2021. Il écope d'une peine de 9 mois de prison ferme sans aménagement et risque trois mois supplémentaires s'il ne respecte pas ses obligations.


