Un grand patron en garde à vue et un président de la République menacé de destitution

Les policiers ont arrêté en même temps la directrice du groupe Caillé, David Vital, son père Joseph et son fils Allan.
Il est reproché au patron du groupe Caillé, en l’état actuel du dossier, des fraudes dans l’attribution de marchés publics lors de l’achat de véhicules dans au moins une mairie, celle de Saint-Paul, semble-t-il du temps de la mandature de Joseph Sinimalé.
François Caillé a dormi hier soir à Malartic et, à l’heure où j’écris ces lignes on ne sait pas s’il sera libéré ce soir.
David Vital est pour sa part soupçonné, selon les premiers éléments de l’enquête, d’abus de biens sociaux et de recel.
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Changeons maintenant complètement de sujet. Le bureau de l’Assemblée nationale a validé cet après-midi la procédure de destitution du président de la République. "L’Assemblée aura ainsi au moins le droit d’en débattre", a écrit Eric Coquerel sur X.
Tandis que Gabriel Attal, l’ex-premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée, a déclaré lors de la réunion du bureau de l’Assemblée que "cette motion et ce débat [étaient] une déclaration de guerre [aux] institutions [françaises]", qualifiant ses auteurs d’"agents de déstabilisation permanente".
La démarche a cependant très peu de chances d’aboutir, la gauche étant minoritaire dans la commission des Lois et dans l’hémicycle, où la destitution doit être approuvée à la majorité des deux tiers. Ce qui supposerait notamment l’appui du Rassemblement national, alors que Marine Le Pen a qualifié la demande de "manœuvre d’enfumage" de "l’extrême gauche" pour "tenter de faire oublier ses multiples compromissions avec la Macronie".
J’aurais tendance à penser comme Gabriel Attal qu’il ne s’agit là que d’une tentative de déstabilisation dans l’unique but de faire de l’esbroufe et de faire parler de LFI.
La position du PS est beaucoup plus étrange. Olivier Faure, à force de se contorsionner dans tous les sens pour faire plaisir à ses amis de LFI, tout en essayant de garder une once de présentabilité, va finir par attraper un lumbago.
Il a réussi la performance de faire voter la procédure de destitution en bureau de l’Assemblée, tout en annonçant que ses collègues députés socialistes ne la voteraient pas dans au sein de la commission des Lois et dans l’hémicycle. Faut le faire quand même ! L’explication donnée ? Vouloir ainsi permettre à l’Assemblée de continuer à débattre du sujet mais il demandera aux socialistes de ne pas la voter pas car ils la sait « vouée à l’échec ». Fallait oser !
Pourtant, si les socialistes avaient voté contre au bureau, l’affaire en serait restée là. La Gauche est y certes majoritaire mais de peu, avec seulement 12 des 22 sièges. Si les socialistes, qui détiennent trois postes, avaient voté contre, le dossier n’aurait même pas été transmis à la commission des Lois.
Quoi qu’il en soit, la procédure n’a, comme je l’ai dit, aucune chance d’aboutir. Ce qui n’empêche pas Manuel Bompard de croire en ses rêves. Le coordinateur national de LFI a formulé "le vœu de réussir à (…) convaincre" ses collègues socialistes, comme les Insoumis l’ont fait avec ceux du bureau.
"Si les oppositions sont des oppositions, les macronistes sont minoritaires en commission des lois", a résumé de manière assez simpliste Manuel Bompard.
Il va même plus loin. Il imagine déjà une élection présidentielle anticipée et selon lui, dans cette hypothèse, "Jean-Luc Mélenchon serait, selon lui, la personne la mieux placée pour porter le programme du Nouveau Front populaire".
Qui a dit que "l’espoir faisait vivre" ? Peut-être le même que celui qui a dit que "tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir". Additionnez les deux et vous avez la recette de la vie éternelle…


