Nathalie Bassire : "Continuer à agir librement pour le bien des Réunionnais"

Pour Nathalie Bassire, les résultats des élections européennes n'ont pas été une surprise. Elle attribue la montée du Rassemblement national (RN) à l'incapacité des responsables politiques d'écouter et de répondre aux préoccupations des citoyens. Elle critique également Emmanuel Macron pour avoir pris la décision de dissoudre l'Assemblée nationale sans prendre suffisamment de conseils, et estime que cette décision était motivée par la peur d'une motion de censure contre son gouvernement.
Nathalie Bassire affirme que malgré la dissolution, elle poursuit une campagne constante pour rester proche des électeurs, insistant sur l'importance d'être à l'écoute des citoyens "et de chercher des solutions pragmatiques à leurs problèmes", même si elle reconnaît "qu'un élu ne peut pas faire de miracles".
Interrogée sur la possibilité de travailler avec des partis comme Reconquête et le RN, Bassire rappelle son indépendance, soulignant qu'elle a toujours tenu à sa liberté de vote. "Je tiens à ma liberté de parole et d'action. Cela ne veut pas dire que je ne peux pas être soutenue par un groupe comme LIOT, mais je veux continuer à agir librement pour le bien des Réunionnais", assure-t-elle.
"On ne gère pas une grande nation comme la France avec ses émotions"
La députée de la 3e circonscription critique également le timing de la dissolution de l'Assemblée nationale par le chef de l'État, affirmant que cette décision n'aurait pas dû être prise à la légère. "Quand il dit qu'il a compris le message des urnes et fait le choix de dissoudre l'Assemblée nationale, il n'a pas compris en fait car ce sont pas les parlementaires qui étaient visés par ce message rendu par les urnes", juge la parlementaire. Elle ajoute : "C'est lui que les électeurs veulent voir partir et pas les parlementaires. Donc, ça montre encore cet enfermement et ça, ce n'est pas possible. On ne gère pas une grande nation comme la France avec ses émotions".
Enfin, Nathalie Bassire appelle à une approche positive pour les législatives anticipées. Elle insiste sur la nécessité de voter "pour" des projets, plutôt que de voter "contre" pour sanctionner : "Il faut arrêter de faire des élections contre. Il faut voter pour des projets et des solutions qui sont bons pour les Réunionnais".


