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BTP : Réunion cruciale ce vendredi après une semaine de négociations

Les acteurs du BTP, les collectivités et l'État se réuniront ce vendredi pour faire signer un accord en vue de la reprise des chantiers. Les syndicats ont suspendu leur mouvement de grogne et menacent de reprendre la grève lundi s'ils n'obtiennent pas satisfactions. La FRBTP a convié jeudi soir les médias pour faire le point sur l'avancée des discussions et se dit confiante de l'issue du tour de table du jour.
Ecrit par N.P. – le vendredi 31 mai 2024 à 06H02
Anthony Lebon, président de la FRBTP (archives).

« La filière a été écoutée tout au long de cette semaine où nous avons mené plusieurs rencontres avec un focus sur le manque de visibilité de la filière et le besoin d’activité », explique Anthony Lebon, président de la FRBTP (Fédération réunionnaise du BTP).

Des rencontres ont été organisées durant la semaine avec tous les acteurs de la commande publique du BTP dans toutes les micro-régions. L'objectif était de « de faire un état des lieux de ce qui a été réalisé, de ce qui est en programmation et de voir les leviers qui permettraient de débloquer la situation », explique le président de la FRBTP.

Les acteurs du BTP avaient la semaine dernière, lors d'une réunion avec les pouvoirs publics, fait valoir leurs priorités : une meilleure visibilité des marchés à venir et la reprise le plus rapidement possible de l'activité. La FRBTP souhaite un "choc" de commandes publiques pour relancer les chantiers qui peuvent des entreprises de toutes tailles et ainsi sauver des emplois. "Les analyses de cette semaine confirment que les défaillances sont records et que les entreprises sont en difficulté", indique Anthony Lebon.

 

 

Pour rappel, près de 250 millions d’euros de commandes publiques ont déjà été identifiées par la FRBTP pour sortir de cette impasse que connaît la filière. Un montant qui correspond au quart du chiffre d’affaires annuel de la filière dans l’île. Cela pourrait passer par un abondement complémentaire de l’État pour dégeler les opérations bloquées, d’un abondement de la part des collectivités locales comme la Région ou le Département ou « un mix des deux », poursuit Anthony Lebon. Ce dernier tient à rappeler que les entreprises du secteur se sont mises à ce niveau de structuration et d’emploi « parce qu’on nous a dit qu’il y aurait 4.000 logements à faire par an pendant 20 ans ».

« En 2023, on fait 900 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2022, la commande publique affiche à La Réunion une baisse record de tous les territoires ultramarins et de l’Hexagone. On se dit donc qu’il y a un sujet localement et à situation exceptionnelle, on demande des moyens exceptionnels », ajoute Anthony Lebon, qui se dit confiant quant à la réunion qui se déroulera ce vendredi à la CCIR.

Etiquettes : BTP | Crise du BTP | FRBTP | Grève du BTP

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