Vidéo - Les soutiens péi sont très élogieux à l’égard du président Macron

Jusque-là marcheurs isolés, Michel Dennemont et Bachil Valy voient se rallier de gros calibres de la politique locale à leurs côtés. Cyrille Melchior, Nassimah Dindar, Serge Hoareau, Richard Nirlo, Patrice Selly ou encore l'ex-président de la CPME Eric Leung sont autant de figures de premier plan qui battront campagne pour le président sortant.
Tour à tour, chacun d’eux fait l’éloge du bilan présidentiel. Parmi les soutiens les plus récents, il y a celui, de raison, du président du Département. Cyrille Melchior avait pourtant appuyé la candidature de Valérie Pécresse lors de la primaire des Républicains fin décembre.
"Le bilan est positif malgré deux crises majeures"
"J’ai décidé d'apporter mon soutien à Emmanuel Macron parce que j'ai vu en lui un homme à l’écoute des citoyens mais aussi des élus de la république que nous sommes. Le président Macron m'a répondu sur le dossier de la recentralisation du RSA ", ce qui constitue "un acte politique majeur parce qu'il nous a redonné une capacité d'agir dans un domaine qui nous concerne, celui de l'action sociale", souligne Cyrille Melchior. Outre ce renvoi d’ascenseur, le président du conseil départemental affirme que "la méthode Macron me plaît" car elle va "au-delà des partis politiques et des esprits partisans."
"Le bilan est positif malgré deux crises majeures qui ont fracassé le pays au niveau national et local", confirme son prédécesseur au Palais de la Source. "Sur le plan social et le logement, même s’il reste encore à faire", la sénatrice Nassimah Dindar retient que, "sur la baisse des APL, le président a su reconnaître une erreur".
"Il a stoppé l’hémorragie"
Ville hôte du président lors de son unique déplacement dans notre île durant son quinquennat, Petite-Ile y trouve son compte également. En tant que maire, Serge Hoareau salue l’action présidentielle sur la DGF, la Dotation globale de fonctionnement. "Il a stoppé l’hémorragie", souligne celui qui a lancé le mois dernier le comité de soutien à la réélection d'Emmanuel Macron. Un président qui "est à l’écoute et qui a le souci de l'équité", ajoute-t-il.
Cette écoute des élus de proximité, Patrice Selly la voit aussi à son échelle communale. "A notre arrivée, Saint-Benoît était en banqueroute. Le premier chantier a été le redressement des comptes et notre premier partenaire c'était l'Etat, grâce tout d'abord au COROM (voir notre article de ce matin à ce sujet). Sans ce soutien, la commune aurait été placée sous tutelle. Sans ce soutien, il y aurait eu moins de service public et les plus fragiles auraient souffert". L’homme de gauche qu’il est profite de cette fenêtre présidentielle pour voir plus loin que les intérêts de son jeune parti Banian. "Gauche, droite, centre, peu importe, ce sont les Réunionnais avant tout. Si on fait passer autre chose que les intérêts des Réunionnais, nous ne serons pas au rendez-vous de l'histoire", lance-t-il.
Dennemont et Valy ne marchent plus seuls
A l'opposé en tant que transfuge de droite, Richard Nirlo, maire de Sainte-Marie, doit lui aussi passer par la case de la justification de ce choix. "Je suis gaulliste et je m'engage aux côtés du candidat Emmanuel Macron. Comment ne pas citer le Plan France Relance qui a permis à notre CCAS de mener une politique sociale plus pertinente, l’élargissement du bouclier qualité prix ou encore la recentralisation du RSA", égrène-t-il les engagements tenus du gouvernement.
Arrivé aux manettes de la section locale d'En Marche début 2021, Bachil Valy se trouve désormais moins seul sur la photo et il le fait savoir.
"C'est une grande satisfaction pour moi et nous du parti présidentiel de vous voir aussi nombreux à nos côtés pour porter Emmanuel Macron à sa réélection. Nous avons toujours été convaincus du bien fondé de la politique du président. Aujourd'hui, on est fier de ce qui a été réalisé par le président car le programme proposé en 2017 a été fait à 75%. Le bilan est bon, le compte est bon", calcule le maire de l’Entre-Deux. "On a parlé du président des riches mais c'est une caricature. Le président a été à la hauteur", assure-t-il avant de lister l’ensemble des cadeaux du quinquennat.
"Près de 221.000 foyers réunionnais ne paient plus la taxe d'habitation - c'est l'équivalent d'un 13ème mois -, la revalorisation des retraites agricoles à 85% du SMIC et bien sûr la baisse du chômage. Nous sommes à 16%", s’en félicite le référent local LREM.
"Je n'ai plus à raser les murs"
A ses côtés, le sénateur Dennemont se sent lui aussi moins seul. Michel Dennemont avait fait le choix d'intégrer le groupe sénatorial En Marche dès son élection en septembre 2017. "En 2017, vous journalistes étiez plus nombreux que nous !", apostrophe Michel Dennemont. "Je n'ai plus à raser les murs", ajoute-t-il de façon imagée. "L’adhésion des élus réunionnais est une marque de confiance accordée au président de la République qui a su faire baisser le chômage, maintenir le pays debout grâce au Plan de relance et sauvegarder l’économie et les emplois durant la crise Covid", soutient Michel Dennemont.
Il fait partie des vingt grands électeurs qui ont parrainé le candidat Macron. Un parrainage qui comprend localement 6 maires, 9 conseillers départementaux, 3 de la Région et donc 2 sénateurs.
En vidéo, Bachil Valy, Cyrille Melchior, Nassimah Dindar, Serge Hoareau, Patrice Selly et Eric Leung :


